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Réponses apportées par nos experts

Questions/Réponses : L'impact du confinement sur votre sommeil

Depuis le début du confinement je me réveille toutes les nuits entre 1h30 et 2h00 du matin. Je suis épuisée et j ai les nerfs a fleur de peau. Il m'arrive aussi d avoir des crises de larmes. Dois je m'inquieter et prendre au sérieux ces symptômes ?

Nini

Bonjour votre insomnie semble arriver dans un contexte d’anxiété. Conditions de vie et de travail difficiles, confrontation à la brutalité de la maladie, craintes des pénuries et des contaminations, incertitude quant à la durée de la crise : autant de facteurs susceptibles de déclencher stress et épuisement physique et psychologique. Peut-être est ce votre cas, vous pourriez en parler à votre médecin traitant. Fatigue généralisée, troubles du sommeil, tensions musculaires, douleurs articulaires, crampes, maux de tête, vertiges, perte d’appétit, troubles gastro-intestinaux sont des symptômes retrouvés dans les états de stress et de burn-out. Pour limiter le poids de l’anxiété pensez à faire des pauses, même courtes ; s’économiser dès que cela est possible ; faire des activités – réconfortantes ou relaxantes – sans rapport avec le travail, veiller à manger, boire, avoir une activité physique régulièrement, communiquer entre collègues, se retrouver et échanger ensemble sur le vécu de la situation ; se soutenir, s’épauler mutuellement. Garder le contact avec vos proches : ils sont un point d’appui ; partager et rester connecté peut les aider à apporter leur soutien. Pendant la nuit en cas d’insomnie essayez de lire sans contrôler l’horloge ; votre cerveau essaiera naturellement d’améliorer votre sommeil les nuits suivantes. Si votre angoisse est trop pénible, si vous avez des idées noires consultez votre médecin, y compris en téléconsultation.

Réveil tous les jours à 2h du matin, depuis 6 mois, sommeil de 4 à 5 h par nuit. Comment faire ?

Lamy

Bonsoir Lamy,

vous décrivez un éveil nocturne survenant de façon régulière depuis 6 mois vers 2h du matin. Le caractère régulier de cet horaire témoigne qu’il s’inscrit dans le rythme des cycles du sommeil. Vous n’avez pas précisé l’heure à laquelle vous vous couchez ni celle de l’endormissement. De façon à déterminer au mieux les circonstances de survenue de cet éveil vous pouvez compléter un agenda de sommeil.Il pourra aussi être intéressant de noter sur cet agenda les horaires des repas et leur consistance. Avez vous un régime particulier ? Une fois l’agenda complété vous pourrez en parler avec votre médecin ou un spécialiste du sommeil.

Dr Didier Cugy

Bonjour je suis a bout 15 jours d'insomnie d'affilé alors que je dormais bien aussitôt pris un somnifère quand même, mais là je suis a bout cela m'était déjà arrivé une fois ou deux mais ça repartait, je reste éveillée jusqu'à 3/4 h du matin, et le lève pas très tard je n'ai plus sommeil 8/9 h ) en général, je suis inquiète jamais cela m'était arrivé jusqu'à aujourd'hui mon médecin ma prescrit du xanax pour l'anxiété mais c'est plus a prendre la journée je crois que le soir donc j'ai préférer rien prendre, merci de vos conseils je prend de immovane 7 ,5 mg qui ne le fait absolument plus et rien.

Dominique

Bonjour Dominique

Voila 15 jours que vous ne dormez pas bien, vous avez des difficultés à vous endormir, votre sommeil n’arrive pas avant 3 à 4 h du matin, vos heures de lever sont inchangées et de ce fait vous pensez manquer de sommeil. Vous êtes inquiète car c’est quelque chose de nouveau pour vous, les somnifères n’ont pas d’effet et votre médecin vous a prescrit un anxiolytique que vous prenez la journée. Faites vous un lien avec la fin du confinement, la crainte de de devoir reprendre une vie sociale après cette période recluse que peut être vous avez appréciée? Avez vous des conséquences la journée de ce mauvais sommeil comme de la somnolence, de l’irritabilité?

Ronflez vous? Avez vous des impatiences dans les jambes?

Je vous conseille de pratiquer une activité physique le matin, même de la marche, d’éviter de faire la sieste l’après midi, de dîner avant 20 h, et de stopper les écrans au moins 3 h avant l’horaire souhaité de coucher. Si vous ne dormez pas relevez vous et faites autre chose en lumière tamisée au calme en attendant le prochain train du sommeil. Ecrivez vos soucis sur une feuille laissée sur votre table de nuit. La relaxation peut également vous aider ou la méditation pour un retour au calme.

La prescription de mélatonine à 3 mg est à tester pour favoriser votre endormissement.

Quand au Xanax reparlez en avec votre médecin et voir comment il peut vous aider à gérer votre anxiété de façon plus naturelle et moins délétère pour votre sommeil.

Amicalement

Dr Isabelle Meney

Bonjour. J'ai depuis quelques semaines des troubles du sommeil. Je m'endors relativement vite mais je me réveille très rapidement après l'endormissement. Je rêve énormément, le sentiment que je dors donc très peu. J'ai envie de dormir sereinement mais mon cerveau a pas l'air d'être d'accord !! Je souhaiterai savoir pourquoi un tel dérèglement ? Ainsi que les solutions afin de retrouver un sommeil réparateur et des nuits sereines. Merci pour votre réponse.

Virg

Bonjour Virg,

Vous dites mal dormir depuis quelques semaines, vous endormir facilement, beaucoup rêver, vous avez l’impression d’être en dette de sommeil et souhaitez des solutions pour avoir des nuits plus réparatrices. Ces difficultés ont elles commencé avec le confinement? Vous avez probablement modifié vos habitudes, votre hygiène de vie? Etes vous longtemps sur écran la journée, faites vous du télétravail? N’avez vous pas décalé vos horaires de coucher et de lever du fait du confinement?

Avez vous des conséquences la journée de ce sommeil non satisfaisant? comme de la somnolence?

Etes vous assez active physiquement la journée, sortez vous à la lumière du soleil surtout le matin pour que la synthèse de votre mélatonine se fasse correctement? Faites vous une sieste l’après midi que vous ne pratiquiez pas avant? L’anxiété peut aussi fragmenter votre sommeil. Vivez vous seule ou en famille.  Néanmoins, le fait que vous rêviez indique que vous dormez, mais vous considérez que vous rêvez trop peut être avez vous davantage de temps le matin pour vous en souvenir

Ronflez vous? Avez vous pris du poids pendant le confinement? Avez vous les jambes qui fourmillent le soir? Toutes ces questions sont à éclaircir

En attendant je vous conseille de sortir davantage, de reprendre une activité physique, même de la marche, de limiter vos temps d’écran surtout le soir (smartphone, tablette, ordi) de vous détendre, de vous lever à heures fixes et vous coucher lorsque vous avez sommeil et de dédramatiser. Si tout ne rentre pas dans l’ordre envisagez une consultation auprès de votre médecin traitant dans un premier temps

Bon déconfinement

Dr Isabelle Meney

Gros dormeur avant le confinement, coucher 21 h lever à 8 h je n'arrive plus a dormir la nuit. Je me couche toujours à 21 h je suis réveillé à 23 h puis après impossible de me rendormir je me sens énervé malgré le seresta prescrit par mon docteur je précise que je fais une sieste de 1 h en début d'après midi que faire ?

Jo

Bonjour votre endormissement semble toujours bien se passer ce qui est un bon signe. Est ce que votre réveil trop précoce est lié à quelque chose de spécifique : une douleur, des impatiences dans les jambes, une angoisse forte ? Si c’est le cas il faudra consulter. Pour renforcer votre sommeil il va falloir mettre en place une privation volontaire de sommeil (c’est paradoxal) et limiter l’attention que vous portez sans le vouloir aux heures dormies et à l’horloge. Pour la privation de sommeil il suffit de limiter le temps au lit, vous ne pouvez, en effet, pas décider volontairement de dormir, mais en agissant sur vos heures de coucher lever et en persistant plusieurs semaines vous obtiendrez un résultat. Vous passiez 11h au lit la nuit, réduisez à 9h soit : coucher à partir de 22H et lever au plus tard à 7h TOUS les jours. C’est difficile au début mais votre sommeil va gagner en qualité. Si une insomnie survient sortez du lit, allez lire au salon sans trop de lumière et SANS regarder l’heure, revenez au lit quand la somnolence réapparaît. Vous ne devez pas regardez l’heure la nuit car cette habitude est une fausse amie, elle entretient l’insomnie. En fait tout ce qui nous garde attentif, focalisé sur le sommeil, nous fragilise par rapport à l’insomnie. Appliquez le programme, essayez de ne pas penser à votre sommeil et les choses vont s’améliorer. Pour la journée il faudra faire avec la fatigue des mauvaises nuits au début du programme de restriction du temps au lit, évitez la sieste et remplacez la par de courte pauses les yeux fermés de 10 à 20 minutes, en mettant un minuteur. Une sieste trop longue limitera vos capacités à dormir profondément la nuit suivante. Maintenez une activité physique quotidienne, même si la nuit a été mauvaise. Votre cerveau va réagir et votre sommeil sera déjà plus stable après 3 à 4 semaines. Progressivement vous pourrez revenir vers vos horaires de sommeil antérieur.

Depuis 3 semaines à cause du covid19, le sommeil a du mal à venir. Je ne dors plus la nuit, même le jour dans l'après midi. Malgré la prescription de mon médecin traitant d'un médicament, jusqu'à là je n'arrive pas à trouver le sommeil.

Max

Bonsoir Max, vous décrivez des troubles qui sont apparus il y a trois semaines, soit environ un mois après le début du confinement. Il est probable que vous soyez confronté à une désadaptation des rythmes biologique du fait du confinement. C’est pour cela que l’on conseille de s’obliger à conserver des rythmes et des horaires aussi bien pour les repas que pour se donner une activité physique.

Ces conseil sont décrits dans la rubrique «limiter les risques d’insomnie» à laquelle vous pouvez accéder directement au moyen du lien suivant ==> https://institut-sommeil-vigilance.org/limiter-les-risques-dinsomnie-en-periode-de-confinement/

Dr Didier Cugy

Votre question aux médecins experts du sommeil: Bonjour depuis le confinement je me réveille tous les jours vers 4h du matin je suis une personne stressée mais je prends un traitement j'aurai voulu savoir pourquoi

Sophie

Bonsoir Sophie, votre question est très pertinente. Il faut comprendre que le sommeil n’est pas une petite mort et que pendant le sommeil il y a de nombreux processus qui s’enchainent pour permettre au sommeil de remplir ses fonctions. Ces processus sont organisés et associés aux cycles du sommeil. Il est admis que la première partie de nuit est plutôt associée à la réparation physique et que la seconde partie à la récupération psychique. Il est souvent observé en milieu de nuit des éveils qui surviennent à heure fixe au moment de la transition entre ces différentes fonctions.  Cet éveil de milieu de nuit a été étudié par Thomas Wehr, chronobiologiste, et dénommé « Dorveille ». Il est décrit que pendant ces heures d’éveil nocturne, l’état de conscience ne correspondaient à rien de connu, ni totalement éveillé, ni totalement endormi, mais à une sorte de troisième état de conscience contenant à la fois des caractéristiques de l’éveil et du sommeil. Cet état permettrait de mettre en contact son inconscient et son conscient. Dans notre société ou nous sommes conditionnés à croire qu’un sommeil normal est un sommeil d’un bloc, nous sommes amenés à croire que nous serions victimes d’insomnie alors que ceci correspondrait à notre schéma normal de sommeil.

En second lieu, vous prenez un traitement. Ce traitement a probablement un effet qui s’estompe progressivement avec l’avancée de la nuit. Il est probable que l’éveil régulier que vous décrivez s’inscrit dans ce cadre. Pour vous rendormir, vous pouvez essayer de vous repositionner et effectuer quelques exercices de relaxation.

Didier Cugy

Bonjour, Depuis le confinement, je m'endors vers 23h et je me lève vers 10h. Je redors environ 1h30 en début d'après-midi. Si je sors marcher 1h après le déjeuner, je m'endors souvent à mon retour. Malgré le fait que je ressente moins de fatigue et de stress que d'habitude, grâce à plusieurs éléments dû au confinement (plus besoin d'aller au travail, plus de transport, pas d'activité fatigante..), j'ai toujours besoin d'autant d'heure de sommeil. Après 3 tests passés ; 14h à domicile puis 2 fois 72h en hopital, l'hypersomnie n'est pas reconnue. Je sens, d'autant plus dans cette période, que j'ai un problème (très handicapant quand je travaille) mais je ne suis pas médicamentée et je ne trouve pas de solution à part celle-ci (qui ne m'a pas été proposée et à laquelle je ne suis pas sure de vouloir opter). Comment vivre sans médicament (personnellement je me gave d’excitants qui n'ont pas l'air de fonctionner) en gardant une vie sociale (ne pas se coucher à 21h tous les soirs) ? En vous remerciant par avance.

Virginie

Bonjour Virginie,

La plainte d’hypersomnolence que vous présentez, ne semble pas liée de façon spécifique à la période de confinement, compte tenu du suivi que vous avez réalisé précédemment. Je ne pourrai donc pas vous renseigner quant au diagnostic à poser. Je ne saurai que vous conseiller de vous rapprocher de l’unité de sommeil de votre région, spécialisée dans les diagnostics d’hypersomnolence, où une approche multi-disciplinaire peut orienter vers une prise en charge adaptée. Une remarque cependant : la prise de trop d’excitants la journée comme le café, ou le tabac… peut avoir un effet négatif paradoxal. S’ils peuvent avoir un effet stimulant la journée comme vous pouvez le rechercher, ils peuvent paradoxalement fragiliser le sommeil en l’allégeant, le fragmentant et ainsi vous entraîner dans un cercle vicieux par le biais du sommeil peu réparateur qu’ils provoquent.

En ce qui concerne le temps de sommeil en période de confinement, il a été constaté en effet qu’une partie de la population confinée a dormi plus longtemps. Bien sûr les différentes enquêtes nationales sont en cours d’étude et il faut rester encore prudent quant à donner des résultats trop hâtifs. Néanmoins, il est certain qu’une partie de la population était en privation chronique de sommeil avant le confinement (en raison des habitudes de vie, des obligations professionnelles, du temps de transport…). Le confinement a certainement révélé à de nombreuses personnes leur temps de sommeil nécessaire et il serait particulièrement judicieux de conserver cela en mémoire et surtout en pratique pour être plus en forme la journée. 

Le confinement a également généré un rythme de sommeil différent et peut-être inadapté au sujet (notamment, nombreux sont ceux à s’être levé plus tardivement). Ceci peut être contreproductif et l’une des hypothèses d’apparition de la fatigue est de ne pas respecter son rythme de sommeil. Vous pouvez peut-être essayer de réfléchir à votre rythme de sommeil idéal que vous avez adopté depuis l’enfance, et faire des expériences d’heures de lever plus précoces. Pour que cela fonctionne, il faut garder le même rythme pendant plusieurs jours avant de savoir si ce dernier vous convient mieux. De la même façon, des siestes trop prolongées génèrent souvent un sentiment d’inconfort et peuvent être peu réparatrices. Nous conseillons la plupart du temps de calibrer de façon volontaire la sieste et la limiter à 20 ou 30 minutes maximum.

Pour nos lecteurs qui connaîtraient les mêmes difficultés, il est important devant une plainte d’hypersomnolence persistante (que cela soit en lien avec un temps de sommeil nocturne de plus de 10 heures toutes les nuits ou en lien avec une somnolence anormale la journée), d’en parler à son médecin. Il est important d’éliminer des causes spécifiques comme la dépression, le syndrome d’apnées du sommeil (deux pathologies les plus fréquemment responsables de ce type de plainte) ou une hypersomnie, et souvent, une exploration en unité de sommeil est nécessaire.

Bonjour je présente une insomnie totale depuis 15 jours ( je trouve le sommeil s'il y a prise d'un anxiolytiques ou somnifère ) que faire je n'ai jamais été dans cette situation jusqu'à présent moi qui était toujours une grosse dormeuse ! Est-ce le confinement à la maison qui peut provoquer ce genre de dérèglement ?

Laetitia

Bonjour Laetitia,

La situation actuelle est anxiogène, peut être plus depuis l’annonce de la fin du confinement par rapport au début de la crise : en effet, le confinement, même s’il a nécessité une réelle adaptation, reposait sur des consignes claires ; ce n’est pas le cas de cette période en raison surtout du niveau d’incertitude dans lequel nous évoluons. L’incertitude touche les connaissances concernant le virus, la façon de se comporter par rapport à la contagiosité, la peur de l’autre, ou de transmettre à l’autre, les nombreuses expertises entendues, parfois contradictoires, le fait qu’il n’y ait pas de traitement, les conséquences mondiales mais surtout individuelles du confinement, les effets psychologiques du confinement…. Il y a de quoi développer ce que l’on appelle une insomnie de court terme ! Si les comportements de sommeil sont adaptés et que l’insomnie persiste, notamment lorsque le temps de sommeil est très court, il est nécessaire d’en faire part à son médecin traitant. L’indication d’un hypnotique ou d’un anxiolytique si le niveau d’anxiété est élevé, peut être posée. Il faudra juste être attentif au fait de pouvoir les arrêter dans un délai de 1 à 3 mois, en fonction de la situation. Si tel n’est pas le cas, une prise en charge spécifique du trouble du sommeil ou de l’anxiété devra être envisagée avec votre médecin traitant.

Ça fait plusieurs nuit que je ne dors pas mon sommeil ne vient pas dormir pourriez-vous me dire pourquoi svp merci beaucoup !

Visar

Bonjour Visar,

Le sommeil peut en effet être plus fragile depuis les quinze derniers jours en raison de nouveau d’un stress plus important. Je rappelle que le « stress » est une réaction physiologique de l’organisme lui permettant de s’adapter notamment à des situations nouvelles. L’annonce de la fin de cette période de confinement et sa réalisation met donc notre organisme à rude épreuve, ce d’autant, que les annonces et informations peuvent être anxiogènes du fait du niveau d’incertitude dans lequel nous évoluons tous. A cela, on peut rajouter également les propres difficultés individuelles auxquelles nous pouvons être également confrontés (peur de l’évolution de son travail, peur de mettre ses enfants à l’école, difficultés financières…). Tous les ingrédients pour un sommeil agité, sont là. Dans ces conditions, essayer d’avoir les bons comportements de sommeil comme nous l’avons recommandé depuis le début du confinement, peut être associé à des techniques de relaxation, ou de méditation nous permettant de mettre à distance le flux d’informations contradictoires actuel et vivre l’instant présent sans projection abusive dans l’avenir. En l’absence de soucis majeurs, ou autre problème de santé, comme un trouble anxieux par exemple, la situation devrait s’améliorer spontanément avec l’adaptation de notre organisme à la nouveauté. Si cela persiste, il faut bien sûr consulter…

Je n’arrête pas de dormir est ce un symptôme du covid ? Je me lève juste pour toilette et re dodo

mimi

Bonjour,

Il est difficile de vous répondre avec aussi peu d’informations,  tout d’abord il  faut aussi pouvoir séparer  la somnolence diurne excessive est  en rapport avec un besoin excessif de sommeil de l’asthénie qui est le fait de se sentir fatigué et de la clinophilie qui est le fait de rester au lit.  Plusieurs causes peuvent être associées à une somnolence diurne excessive :  une dette de sommeil, la prise de certains médicaments, la dépression,  le syndrome d’apnée du sommeil, les syndromes des jambes sans repos, les hypersomnies,  la narcolepsie, un trouble du rythme circadien.  Dans le cadre de certains syndromes infectieux, le corps peut avoir besoin de plus de sommeil  pour “récupérer”, on voit alors apparaître des hypersomnies post infectieuses virales, mais ce n’est pas un symptôme spécifique de Covid.

 Il faudrait aller consulter votre médecin généraliste et lui préciser de quand datent les troubles, si d’autres symptômes sont associés, il pourra évaluer avec vous la pertinence de vous faire tester pour le Covid ou de pouvoir dépister une autre pathologie.  https://institut-sommeil-vigilance.org/wp-content/uploads/2019/01/Carnet-INSV-Hypersomnies.pdf

Bonjour, il est 10h47 et je ne me suis pas encore endormi, ma dernière "nuit" de sommeil date d'hier à je ne sais plus quelle heure, j'ai toujours eu de grave problèmes de sommeil mais là c'est de pire en pire mon rythme "naturel" oscille entre une nuit tous les 2,5 -3 jours environ, je viens de déménager à Montpellier dans le cadre de mon nouvel emploi mais j'ai peur de ne pas passer la période d'essai. Quand j'étais plus jeune, je supportais et ces nuits blanches m'ont plus d'une fois "sauver" dans le cadre de mes études mais là je commence vraiment à être à bout. Je pensais qu'avec le confinement à force d'être chez soi je pourrais dormir à certains moments au moins un peu pour récupérer mais j'ai toujours ce rythme de sommeil qui m'empoisonnent la vie et avec le confinement je ne pouvais pas non plus sortir ou faire de longues marches la nuit ou essayer de faire la fête pour m'épuiser. J'ai tout essayé les plantes ( passiflore, melatonine, lavande etc...), la méditation, l'autohypnose, le donormyl qui a un peu marché 3 semaines puis plus rien ( effervescents, en comprimés aucun effet), le zolpidem m'a aidé un peu mais il y a tellement peu de comprimés que je ne peux pas aller voir un médecin tous les 3 jours pour en renouveler. Je ne sais plus quoi faire.

LeSansSommeil

Bonjour, 

Vous semblez souffrir d’une insomnie chronique, le traitement de référence de l’insomnie actuellement est la Thérapie Cognitivo Comportementale adaptée à l’insomnie, la plupart des Centres du Sommeil  proposent ce genre de thérapie. D’autre part, il est important de maintenir un rythme régulier de sommeil, d’éviter les excitants, de faire du sport régulièrement, préférentiellement le matin. Il existe une liste de conseils sur le site de l’INSV qui peuvent vous aider :  (https://institut-sommeil-vigilance.org/limiter-les-risques-dinsomnie-en-periode-de-confinement/). Le traitement de l’insomnie chronique n’est pas médicamenteux en première intention et il convient de faire attention à la prise d’hypnotiques et de benzodiazépines qui n’est pas recommandée au long cours. De plus, vous avez eu récemment plusieurs facteurs de stress importants : un déménagement, un nouveau travail, vous êtes encore en période d’essai et le confinement, cela fait beaucoup. Le stress,  l’anxiété et la dépression peuvent être à l’origine d’une insomnie, si vous pensez que tel est votre cas, il convient de pouvoir aller consulter votre médecin pour en parler avec lui.  

Bonjour Notre enfant de 3 ans rencontre des problèmes d'endormissement depuis le début du confinement. Nous avons pourtant gardé un rythme régulier avec les même horaires de repas et de sieste qu'avant le confinement et des promenades régulières (mais pas quotidiennes). Mais chaque soir c'est la même chose : notre enfant se couche vers 20h et se lève 10-20 voir 30 fois. Nous le remettons au lit ; mais il n'arrive pas à s'endormir avant 21H30/22H ce qui nous parait tard pour un enfant de cet âge qui se lève malgré tout toujours à la même heure qu'avant à 7h du matin. Que pouvons-nous faire ? Nous sommes nous aussi épuisés par cette situation. Merci

mmbx

Bonjour, 

cette période de confinement est angoissante pour tout le monde,  votre enfant ressent sans doute ce stress, les enfants sont très sensibles à l’ambiance. Il convient donc de pouvoir lui expliquer la situation avec des mots simples, de le rassurer. Un rituel du coucher est important à mettre en place avec par exemple  un nombre d’histoires limité, vous pouvez également utiliser son Doudou pour le rassurer.  De plus, un enfant de cet âge a besoin d’activité physique, je vous conseille de pouvoir faire des promenades tous les jours.

Vous trouverez ici plus d’informations : https://institut-sommeil-vigilance.org/parents-comment-limiter-les-consequences-du-confinement-sur-le-sommeil-de-vos-enfants/  et  https://institut-sommeil-vigilance.org/wp-content/uploads/2018/12/Actu-Carnet-Sommeil-0-3-Ans.pdf

Bonjour, Cela fait des semaines que je dors mal, je me réveille plusieurs fois au milieu de la nuit, je mets du temps à m'endormir (pas avant 1h30-2h du mat'). Ma femme m'a plusieurs vu haleter durant mon sommeil. J'ai des maux de tête le matin, qui restent de plus en plus présents la journée, comme une sensation d'etau sur les temps avec par moment comme une sensation de frissons, de chair de poule sur tout le crâne. Mon médecin dit que c'est l'anxiété. J'ai de plus en plus l'impression qu'il s'agit d'apnée du sommeil. Mon médecin dit que ça ne peut pas être ça car j'ai moins de 50ans et pas en surpoids. Qu'en pensez vous ? Merci d'avance.

Phil83

Bonjour, 

ces symptômes n’orientent pas en premier lieu vers un syndrome d’apnée du sommeil surtout un ronflement n’est pas présent, la seule possibilité pour infirmer ce diagnostic est de réaliser un examen du sommeil. Toutefois, le sommeil entrecoupé, le retard à l’endormissement sont des symptômes fréquents d’anxiété, je vous conseille de pouvoir consulter à nouveau votre médecin pour qu’il puisse vous aider avec cette problématique.  En dernier lieu, il faut aussi vérifier votre température pour être sur que ces sensations de frissons ne soient pas liés à une hyperthermie en cette période d’épidémie.

Depuis le confinement je dors à 6h du matin parfois plus tard je suis épuisée, J’ai peur de prendre la mélatonine dans ce contexte du covid! Je ne sais plus quoi faire !

Kamar

Bonjour Kamar,

  • L’homme est normalement censé vivre libre à l’extérieur exposé à la lumière du jour. La situation exceptionnelle de confinement est difficile à supporter avec cette durée prolongée de craintes de la maladie covid.
  • Le manque de liberté peut provoquer du stress et de l’anxiété avec un refuge vers les outils numériques (Smartphones, tablettes, jeux…) parfois tardif la nuit, leurs nuisances est de nature à bloquer la sécrétion physiologique de la mélatonine et créer un retard d’entrée en sommeil. Il est utile d’observer  un «couvre-feu digital» pour aider à maintenir et adapter notre horloge interne et notre rythme circadien, permettant de stabiliser la sécrétion du système hormonal. Votre retard de phase (SRP) avec difficulté à trouver le sommeil au quotidien, semble bien satellite à cette période de confinement prolongé. Il serait intéressant de connaitre comment vous occuper votre temps jusqu’à 6h du matin. Y a-t-il une utilisation tardive du smartphone ou de la tablette (https://institut-sommeil-vigilance.org/limiter-les-risques-dinsomnie-en-periode-de-confinement), des éléments cliniques pouvant évoquer des impatiences ou des jambes sans repos ( incommodité à rester immobile d’une façon prolongée, améliorée par les mouvements, parfois avec des crampes ou sensations de jambes lourdes) https://institut-sommeil-vigilance.org/jambes-sans-repos/
  • Un repas copieux et pris trop tardivement, la dernière cigarette trop tardive ou consommation d’alcool. La température de la chambre recommandée 17-19 degrés, les bruits environnementaux, un lit confortable. 
  • Remplir un agenda du sommeil pendant 15j (exemplaire gratuit sur le site INSV et voir aussi https://institut-sommeil-vigilance.org/sommeil-confinement ) Ainsi vous pourrez faire le lien entre par exemple, une ou plusieurs cause : le stress de la journée, une sieste trop longue ou trop tardive. 
  • Si, malgré un respect de tous ces conseils, l’entrée en sommeil de nuit est toujours compliqué, et en l’absence de contre-indication, vous pouvez tester la prise de mélatonine de 1 à 2 mg à libération immédiat ou LP, à prendre 1 à 2 h avant votre heure de coucher choisie et surtout, verrouillez votre heure de levé le matin au quotidien, évitez les siestes pendant cette période d’ajustement de 4 à 6 semaines et essayez de vous détendre. 
  • En l’absence d’amélioration, vous pouvez consulter un médecin du sommeil afin d’approfondir l’exploration.

Dr Alexandre Dakar

Bonjour, je n’arrive plus à dormir. Depuis quelques jour j’ai une perte totale de sommeil qui m’angoisse fortement. J’ai l’impression que mon sommeil a disparu. Je ne sais plus quoi faire. J’ai la peur d’avoir cette pathologie rare. L’insomnie sporadique fatal qui serait peut être liée à la perte de sommeil.

Matt03

Bonjour Matt03,

Il existe effectivement une variante d’Insomnie fatale familiale (IFF) appelée insomnie fatale sporadique. Cependant, il n’y a eu que 24 cas mondiaux documentés à partir de 2016. Les chercheurs savent très peu de choses sur l’insomnie fatale sporadique, sauf qu’elle ne semble pas être génétique, comme c’est le cas de l’IFF ; Ce sont des maladies rares qui causent une perte de cellules nerveuses dans le cerveau. Je ne pense pas que ce diagnostic est à évoquer dans le cadre d’une insomnie débutante « Je n’arrive plus à dormir depuis quelques jour » et dans ce contexte plus qu’exceptionnel.

Des conseils et des recommandations sont facilement accessibles sur le site de l’INSV (https://institut-sommeil-vigilance.org/limiter-les-risques-dinsomnie-en-periode-de-confinement/), ils peuvent vous aider et vous être bénéfiques, par exemple : Maintenir des objectifs, se constituer un vrai programme d’activités dans la journée avec un agenda si possible, des horaires précis d’activités réalisables dans ces circonstances, en alternant les activités plaisantes (écouter de la musique, lire, jouer…), les activités obligatoires (ménages, cuisine…) même si vous ne les considérez pas comme agréables, une activité physique (aussi disponible gratuitement en ligne) et, si possible, des interactions sociales (discussions téléphoniques par exemple). En l’absence d’amélioration, Il ne faut pas hésiter à contacter votre Médecin à la recherche d’un diagnostic.

Dr Alexandre Dakar

Bonjour, J'ai une question à laquelle je ne trouve pas la réponse concernant l'impact de se coucher plus tard, sur les stades du cycle du sommeil. Je connais les stades de chaque cycle : sommeil lent léger puis lent profond, sommeil paradoxal, micro-réveil puis on passe au cycle suivant... jusqu'au réveil. Je sais aussi qu'au fil des cycles, le sommeil lent profond diminue au profit du sommeil lent léger et paradoxal. Quelle est la structure des cycles en termes de stade, de durée et de qualité si un adulte se couche à 2 heures du matin (horaire inhabituel sans consommation d'excitants) et se lève à 8h du matin (horaire habituel), est-ce que la structure des cycles est strictement identique à celles qui se seraient passées en se couchant à 22h (horaire habituel) ? En d'autres termes, je voudrais savoir si nous passons les stades "à partir de zéro" ou si nous "perdons" les premiers cycles du sommeil et donc passons directement aux cycles suivants ; ce qui induit que nous passons globalement moins de temps en sommeil lent profond ? Si nous partons "à zéro", alors en quoi se coucher tardif impacte la qualité du sommeil ? les fonctions liées aux stades sont-ils dégradés ? Et la durée passée dans chaque stade est-elle "normale" ? Si nous "perdons" les premiers cycles du sommeil, cela signifie-t-il que les fonctions vitales engagées la nuit durant le sommeil lent profond ne se réalisent pas ou bien le sont-elle lorsque nous sommes éveillé ? Si c'est le cas, alors ces fonctions sont-elles engagées en mode dégradée ou pas ? Je vous remercie pour toutes vos précisions 😉 PS : n'hésitez pas à me sourcer les études de références car j'aime bien lire

Emily

Bonjour Emily,

Merci de la clarté et la richesse de vos questions qui témoignent d’une curiosité évidente dans la culture du sommeil.

Concernant l’impact de se coucher plus tard sur les cycles et stades de sommeil, ce que l’on nomme retard de phase (SRP), relatif à un trouble du rythme circadien, fréquemment rencontré lors des consultations dans les centres de sommeil.

Chez l’adulte jeune et sain, la durée d’un cycle est d’environ 90 minutes, avec 4 à 6 cycles /nuit. Quantitativement le SLP représente 100-120 minutes/nuit environ 25% du Temps de Sommeil Total ; le sommeil de rêve S.P. ou REM dure 90-110 minutes 20-23% du TST. Comme vous le mentionnez, le contenu d’un cycle en différents stades de sommeil est caractérisé, en gros, dans la première moitié de la nuit par sa richesse en stade III ( S.L.P sommeil réparateur physique, musculaires, articulaires..), la 2° moitié de la nuit est plus riche en Stade REM qui, lui, aide à renforcer la mémoire , la concentration, l’attention et la sensation de bien être…) ; les conséquences à craindre seront donc, en fonction du positionnement de la période de privation de sommeil au cours de la même nuit, d’où le conseil classique de nos grand-mères de se coucher avant minuit. Par ailleurs, normalement, le cerveau n’accède pas directement à ces deux stades de SLP et REM, réparateurs, sans préparation par passage (EEG) aux stades de S.L. léger. D’autre part, l’abaissement de la température du corps et du cerveau dans la 2° partie de la nuit va faciliter l’accès au REM. Il existe de plus une participation de la balance hormonale, du cortisol, de la mélatonine mais aussi l’exposition à la lumière LED : Smartphone, écran tablette…tardive le soir qui bloquerait la libération de la mélatonine, entrainant un SRP.

Ce n’est pas seulement une question de décalage horaire, l’horloge interne participe aussi en pilotant le rythme veille-sommeil et donne le temps à l’hypophyse, chef d’orchestre des glandes endocrines, de l’individu qui rend les choses plurifactorielles et peut altérer la qualité du sommeil.

Pour aller plus loin et satisfaire votre question, je vous propose un livre de référence dans ce domaine :  

Les troubles du sommeil (Yves Dauvilliers et Michel Billard)

Dr Alexandre Dakar

Bonjour, Je suis actuellement appareillée ppc index/hypopnee:30,6h Index de ronflement:42,3 Je souhaite savoir si je suis un sujet à risque face au covid19 Merci pour votre réponse Cordialement

Nadia

Bonjour Nadia,

Il n’y a pas d’argument pour une augmentation du risque lié directement au Syndrome d’Apnée du Sommeil pour être contaminé par le Covid19. En revanche, le SAS est souvent associé à des conditions identifiées comme facteurs de risque ou de gravité de l’infection à COVID-19 (obésité, diabète, hypertension artérielle, maladies cardio-vasculaires) mais est-ce votre cas ?

Pour enrichir la réponse, je vous invite à regarder les informations mises à disposition à ce propos sur notre site : https://institut-sommeil-vigilance.org/apnees-du-sommeil-pression-positive-continue-et-coronavirus-covid-19

Dr Alexandre Dakar

J'ai toujours très bien dormi, avec une facilité d'endormissement que j'utilisais pour des petites siestes et rattrapper des retards de sommeil travaillant la nuit. Au chomage et ayant arrêté de fumer depuis 6 mois, tout allait bien. Mais, depuis le confinement je ne dors plus. Je m'endors très facilement chaque soir épuisée (j'essaye de me coucher après 22h) pour me reveiller entre 1/2 heure et 2 heures après et ne plus dormir de la nuit. Je suis active physiquement au jardin toute la journée. Je prends un bain le soir pour me détendre. J'essaye de ne pas dormir en debut d'après-midi, 10 minutes de sieste venant automatiquement. Que faire ?

Marianne

Bonjour Marianne.

Le confinement est venu perturber nombre de nos habitudes dont parfois le sommeil, à la fois par le stress qu’il peut engendre, mais aussi sur la modification de nos rythmes de vie: pas de sortie, pas ou peu d’interactions sociale, moins d’activité physique…

Vous concernant, il semble que cela ait produit une insomnie de maintien de sommeil. Pour avoir un sommeil de qualité, il est également important d’avoir une journée structurée active. Il est indispensable de préserver des heures de lever et de coucher régulières, une activité physique en journée (le jardinage c’est très bien), en essayant de limiter l’exposition à la lumière en fin d’après midi, des heures de repas réguliers, limiter la prise d’excitants comme le café…

Le soir, il faut privilégier des activités calmes, en limitant l’exposition aux écrans 2h avant le coucher. Afin de s’endormir, il est nécessaire que la température corporelle diminue, prendre un bain est donc possible mais à distance du coucher. Si possible, autant privilégier une douche en finissant avec une eau plus tiède si celle ci a lieu juste avant de se mettre au lit. Enfin en cas de réveils nocturnes avec difficultés de réendormissement, il ne faut pas rester au lit, mais se lever, changer de pièce et faire une activité calme (lecture, écouter de la musique, exercices de relaxations..), en attendant d’être à nouveau somnolent pour pouvoir retourner au lit. Concernant les siestes, elles sont effectivement à limiter, mais une sieste de 10 min comme vous faites n’est pas dérangeant tant qu’elle est faite en début d’après midi.

Si l’insomnie persiste au délà du déconfinement, n’hésiter pas à consulter votre médecin généraliste ou un médecin spécialiste du sommeil.

Je passe souvent les journée en ayant l'impression d'avoir une énergie moyenne voire basse. Contrairement a avant où j'étais plein d'énergie (quand j'avais 20-35 ans). Serait il possible que je sois sujet a des apnées du sommeil ?

Mallory

Bonjour, il est difficile de répondre à une telle question avec aussi peu d’information. Tout d’abord par rapport à la baisse d’énergie dont vous parlez: est ce une fatigue physique, ou psychique ou plutôt une somnolence avec un besoin de dormir ? Est ce tout au long la journée ou sur des temps précis ? Est ce apparu au moment du confinement ou bien avant ? Cela vous empêche t’il de faire vos activités habituelle ? Il y a t’il une altération de l’humeur associée ? Avez vous augmenté votre temps de sommeil ? Ou réduit ? Avez vous d’autres problème de santé ?
Concernant un syndrome d’apnée du sommeil, au delà de la somnolence diurne importante, d’autres éléments peuvent vous orientez: ronflez vous ? Avez vous déjà remarqué si vous faisiez des pauses respiratoires au cours de la nuit ? Vous levez vous la nuit pour aller au toilettes ? Avez vous des maux de têtes le matin ? Avez vous l’impression que votre sommeil est non réparateur ? Êtes vous en surpoids ou en obésité ?

En fonction des réponses que vous pourrez apporter à toutes ces questions, et de l’impact que cette baisse d’énergie à sur votre quotidien, le plus simple est de consulter votre médecin généraliste, qui pourra affiner l’interrogatoire et vous orientez si besoin vers un spécialiste du sommeil s’il pense qu’une apnée peut en être à l’origine.

Bonjour, Mes troubles du sommeil remontent à 10 ans environs. Historiquement, je dors sur le dos, c’est une position qui me rassure et me permet de m’endormir assez normalement. Au-delà du fait que j’ai parfois du mal à trouver le sommeil ou à dormir profondément parce que je cogite beaucoup, je me réveille très fréquemment avec des espèces de crampes ou de jambes lourdes, en tout cas elles sont épuisées et sur le reste du corps je ne me sens pas reposé. Du coup en journée je suis effectivement irritable, difficilement concentré et j’ai des soucis de type mémoire, humeur difficile, épisode de grosse tristesse / dépression, fatigue et besoin de sommeil en journée... J’ai mis en place une routine pour améliorer mon sommeil : viser 7/8h de sommeil par nuit, me coucher environs aux mêmes horaires, ne pas manger lourd et tard, baisse de l’éclairage en soirée, je ne fume pas, je suis très sportif et je bois peu d’alcool. J’ai fait plusieurs fois des polysomnographies et des polygraphies, mais les résultats montrent des interruptions légères et pas assez fréquentes pour conclure d’une apnée du sommeil. Sauf que différentes partenaires m’ont déjà fait part du bruitage buccal (grincement de dents et gémissements) et d’un phénomène d’accélération de la respiration suivi d’un blocage pendant plusieurs secondes et ainsi de suite. Je me suis moi même surpris à être réveillé par mes propres bruits et j’ai pu percevoir qu’à ce moment précis je ne respirais pas mais j’avais bien le souffle inconsciemment coupé. J’ai aussi commencé à mettre un coussin dans le dos pour m’éviter de revenir sur le dos et favoriser le sommeil sur le côté. Le médecin qui me suivait à ce propos à l’époque avait aussi noté des parois de la gorge et langue plus larges et plus obstruées que la moyenne. Au-delà des efforts personnels que j’ai pu mettre en place et de la discipline du sommeil que j’essaye de suivre, que devrais-je faire de plus ? Consulter un ORL ? Essayer d’obtenir un masque respiratoire ou ce genre d’équipement ? J’ai vraiment beaucoup de perte d’énergie à cause de cela et l’impression de devoir porter 2 corps ou de devoir en faire plus she les autres juste pour le quotidien. Je crains surtout certaines complications de type AVC ou autre... Bien à vous

Rony

Bonjour Rony. Si je résume, il me semble distinguer plusieurs problématiques dans votre descriptif :

  • Des éléments évoquant un syndrome d’apnée du sommeil (« pause respiratoire »). Cependant, les différents examens que vous avez pu faire, sont à vos dire très rassurants et ne retrouvent pas de syndrome d’apnée du sommeil (SAS) significatif nécessitant de traitement. En l’absence d’apnée du sommeil, il n’y a donc pas de surisque d’AVC ou de complications autres. L’absence de SAS aux examens ne veut pas dire que vous ne faites aucune apnée durant la nuit. En effet, on considère qu’un patient est apnéique à partir de 5 apnées par heure. Il est donc possible que vos compagnons ou vous-même constatiez des apnées, sans que celles-ci soient dangereuses pour votre santé à court ou long terme. Il est donc inutile de vouloir vous équipez d’un masque respiratoire, au vu des éléments que vous nous écrivez. 
  • Des éléments pouvant évoquer une insomnie (difficulté à trouver le sommeil, réveils nocturnes, cogitation, rituel de coucher). Il serait intéressant de consulter un médecin du sommeil afin d’approfondir l’interrogatoire 
  • Des éléments pouvant évoquer un syndrome des jambes sans repos (« crampes ou jambes lourdes »)
  • Des éléments évoquant un bruxisme (« grincement de dents »)

Pour ces 3 dernières problématiques supposées (insomnie, syndrome des jambes sans repos et bruxisme), aucune n’ayant de caractère d’urgence ou de dangerosité, il serait intéressant de consulter un médecin du sommeil afin d’approfondir l’interrogatoire et de proposer, si nécessaire, une prise en charge adaptée. Les centres de sommeil devraient ré ouvrir en téléconsultation dès le déconfinement. Pensez à apporter les résultats des examens du sommeil déjà passés.

Bonjour, je suis enseignante en REP+ à Paris, en charge cette année d'une classe de CP. Je souffre depuis cinq ans de narcolepsie avec cataplexie. C'est compliqué mais je parviens grâce à la compréhension de mes collègues notamment à exercer mon métier. Puis-je reprendre sans crainte mon travail le 11 mai où est-ce que je fais partie des personnes moins armées contre le Coronavirus et qui doivent plutôt continuer le télétravail? Merci de m'éclairer sur ce point.

Karine

Bonjour Karine. Le gouvernement, après avis du Haut conseil de la santé publique, a rendu publique la liste des personnes à risques de formes graves de Covid (https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A14008). La narcolepsie n’en fait pas partie. Cependant, l’obésité morbide (pouvant parfois accompagné le tableau clinique des narcoleptique) en fait partie. Par ailleurs, les patients narcoleptiques, ne sont pas, à ma connaissance, plus à risque d’infections toutes confondues que la population générale.

Cependant, cette reprise somme toute particulière, avec probablement des temps scolaires différents, une intensité d’activité modifiée, etc.. peut provoquer une fatigue plus importante avec des accès de sommeil  en journée, et des difficultés de faire des siestes réparatrices. Si besoin, et pour aménager votre temps de travail, n’hésitez pas à consulter votre médecin de prévention.

Bonjours je souffre de narcolepsie avec cataplexie et depuis un petit moment quand je me réveille quand j’ouvre les yeux les 10 premier seconde je ne vois pas de la bonne couleur puis toutes les couleurs revienne à là normal savez-vous pourquoi ? J’ai déjà demander à mon neurologue qui n’a pas vraiment su me donner une réponse. Merci De votre réponse

Caroline

Bonjour Caroline, chez les personnes narcoleptiques, il n’est pas rare que des phénomènes d’hallucinations à l’endormissement (dites hallucinations hypnagogiques) ou à l’éveil (dites hallucinations hypnopompiques) soient décrites. Ces hallucinations se produisent au moment de transition veille sommeil ou sommeil veille lors d’un chevauchement d’éléments du sommeil (images, sensations), et de veille (conscience) .Elles peuvent mettre en jeu tous nos sens, avec des phénomènes visuels, olfactif, auditif, tactile, gustatif. Ce que vous décrivez y ressemble fortement, avec une composante visuelle uniquement. Peut-être ces hallucinations sont accompagnées de paralysie du sommeil (patient réveillé avec l’incapacité de pouvoir bouger ses membres pendant quelques secondes), qui sont également très fréquentes chez les narcoleptiques. Ces phénomènes, quoique pouvant être désagréables, ne sont pas dangereux.

Bonjour Madame, Monsieur, Je me couche habituellement aux alentours de 23h pour donner une rythme à mon bébé de 4 mois. Avant je dormais vers 1h/2h du matin avec mon bébé. Depuis que je dors à 23 h voir 22h, je ne dors à peine 3h/4h le temps de faire un sommeil profond et je reste éveillée une grande partie de la journée avec des courtes sieste de 2h/3h. J'aimerai savoir comment faire pour dormir un peu plus la nuit ? Car mon bébé dort mieux que moi : de 23h jusqu'à 6h en moyenne. On a plus le même rythme et c'est épuisant. Merci pour votre réponse.

ABC-V

Bonjour Madame. Votre bébé a en effet déjà l’air d’avoir trouvé un rythme veille sommeil bien régulier, avec un épisode de sommeil principal nocturne.

De votre côté, vous dormez, si j’ai bien compris 3-4h de 23h à 3h, puis faites de longues siestes en journée. Votre sommeil est donc divisé en 2, avec une période diurne et une période nocturne, mais un temps de sommeil par 24h de 7h environ, ce qui reste dans la moyenne. Vous parlez de « courtes » siestes, or les siestes de 2-3h, sont en fait de longues siestes correspondant à 1 ou 2 cycles de sommeil. Ces longues siestes en journée vont finalement provoquer une moindre fatigue le soir, et venir amputer sur la quantité de votre sommeil de nuit. Il faudrait essayer de réduire votre temps de sommeil en journée, en limitant le temps des siestes à 30-40 min afin de favoriser et d’augmenter votre temps de sommeil de nuit.

Bonjour diagnostique d'hypersomnie. Quand j'ai passé mes TME en octobre en centre de référence, je sortais d'arrêt maladie et venait de reprendre un travail á mi temps et commençait seulement à m'habituer á mon traitement visiblement efficace car je les ai réussis . J'ai expliqué aux neurologues que malgré cela mes journées sont très dures car mère célibataire avec un réveil á 6h30 et non stop en activité sans temps de pause dans la semaine 5 jours sur 7 au moins. Trajets en voiture activités de loisirs sorties aux parcs randonnées ... Il y a des fois oú je m'écroule de sommeil en sortant du travail , je m'endors dans les transports ou doit aller vite m'allonger dans un parc avec de grosses migraines. J'ai sans cesse la pression de bien gérer ma vie et je ne peux pas souvent avoir de vraies pauses. Quand j'en fait je dors 2h. Mes ivresses du sommeil perdurent même avec une amie qui m'appelle tous les matins et un énorme réveil qui hurle. En chu , je me réveillais plus facilement. Depuis le confinement seule avec mon enfant impossible de me reposer. En accord avec mon médecin , j'ai été hébergé temporairement chez ma famille : et lá avec au moins 10 á 12 h de sommeil en me couchant á 22h et en prenant mon traitement sans l'oublier cette fois ci, j'ai quand même besoin de siestes et je ressens de plus en plus des envies irrépressibles de dormir. J'ai même fait une grosse chute un soir dans les escaliers. Je me sens inattentive. Je ne comprends plus mon sommeil. J'ai toujours gardé le moral mais lá je m'inquiète de la reprise. J'ai l'impression de me surmener pour pas m'endormir. Avez vous un conseil ?

Morgane

Bonjour Morgane, la période que nous vivons est effectivement plus difficile pour tous les patients présentant des troubles du sommeil, car les rythmes et traitement mis en place sont modifiés et notre sommeil nocturne est fragmenté par l’anxiété ou des rêves inquiétants. Il est normal que vous ayez besoin de sieste et il faut les planifier tous les jours pour arriver à gérer votre rythme veille sommeil et ne pas subir des accès de sommeil irrépressible. Heureusement, l’activité des centres de sommeil va redémarrer avec la sortie du confinement et vous pourrez consulter votre spécialiste du sommeil pour réévaluer votre traitement.

Somme nous en danger si on fait de l'apnée du sommeil et je fais de l’allergie acarien pollen et au poil ?

Albin

Bonjour Albin, le syndrome d’apnée du sommeil ne vous met pas particulièrement en danger. Si vous êtes traité par une machine (PPC) vous pouvez voir les informations mis sur notre site à ce propos ( https://institut-sommeil-vigilance.org/apnees-du-sommeil-pression-positive-continue-et-coronavirus-covid-19). Votre allergie peut générer de la toux qui ne traduira pas une infection par le Covid19 si cette toux reste celle dont vous avez l’habitude en période d’allergie. Naturellement, si elle vous paraît inhabituelle il faudra en parler avec votre médecin traitant. Le port du masque pourra vous sembler difficile, il faudra suivre le traitement que vous prenez habituellement pour votre allergie.

Je travaille en EHPAD, sévèrement endeuillé par le covid. Après une période de tension intense, puis une période très dépressive, cela fait quelques jours que je me réveille systématiquement vers 4h40 du matin, souvent avec l'idée de cette maladie en tête et des inquiétudes sur l'avenir. Quelques collègues ont aussi ce problème de réveil précoce sans possibilité de rendormissement et ont aussi des pensées très culpabilisantes sur les actions menées pendant la crise,... Est ce lié seulement à un épisode anxio-dépressif?

Clémentine

Bonjour Clémentine, effectivement votre éveil précoce traduit un épisode dépressif secondaire à ce que vous avez vécu. Ce stress et cette confrontation à la mort génère des réactions anxio-dépressives « normales ». Ainsi en cas d’attentat ou d’accident grave, des psychologues sont habituellement mobilisés pour que les victimes et témoins puissent être pris en charge. Il est très important que vous en parliez avec votre médecin traitant et que vous bénéficiez d’un soutien psychologique pour arriver à gérer cette difficile période.

Bonjour, Depuis 1 mois maintenant je somnole dès 17h30 et vais me coucher à 19h30 au plus tard, je dors 12h et me réveille sans soucis à 6h30 ou 7h...je m'inquiète un peu pour la reprise du travail ...est ce une dépression ?

Titine

Bonjour Titine, votre somnolence traduit plus probablement un problème d’éveil de mauvaise qualité par déficit de stimulation qu’un problème d’hypersomnie ou de dépression. Pour lutter contre cette somnolence de 17h30, il faudra faire une courte sieste à la mi-journée (20 minutes maximum) et sortir après la sieste, puis organiser votre après midi pour avoir des activités stimulantes en évitant d’être devant la télévision entre 16h et 18h. Votre heure de coucher doit rester assez précoce (21 heures) car elle traduit plus votre typologie du matin. J’espère que vos horaires de travail vous permettront de conserver ce rythme veille sommeil (sieste et coucher précoce).

Bonjour, depuis mon infection au COVID19 début avril, j’ai beaucoup de mal à m’endormir malgré la fatigue. Je n’ai jamais connu ces problèmes auparavant. Avez-vous des explications s’il vous plaît ?

Geoffrey

Bonjour Geoffrey, vos difficultés d’endormissement peuvent avoir des causes multiples selon comment s’est déroulée votre infection au Covid 19. Si vous avez eu une forme sévère et surtout si vous avez fait un séjour en réanimation, ces difficultés sont liées aux modifications de votre rythme veille sommeil secondaire à votre hospitalisation. Il faudra en parler avec votre médecin traitant. Si vous avez eu une forme légère à modérée, ces difficultés d’endormissement sont probablement liées à l’anxiété secondaire à l’épidémie et à ses conséquences en particulier au confinement. La situation est suffisamment inhabituelle pour les faire apparaître alors qu’elles n’existaient pas avant. Vous avez peut-être modifié vos heures de coucher du fait de votre fatigue et vous vous coucher peut-être plus tôt que d’habitude, il faudrait aller vous coucher aux mêmes heures qu’avant le confinement. Vous avez peut-être réduit votre activité physique, sous la double contrainte de votre infection et de votre confinement, il faudra la reprendre très progressivement pour ne pas avoir d’impression d’épuisement et plutôt le matin en vous exposant au soleil. Avec le retour à une vie plus normale, ces difficultés vont s’estomper peu à peu. En cas de persistance, une thérapie cognitivo-comportementale pourra vous aider.

Bonjour, récemment retraitée, je souffre d'un symptôme des jambes sans repos , membres inférieurs et supérieurs, depuis 25 ans et suis suivie par le service des troubles du sommeil de Montpellier (patch Neupro 2 + Paracétamol codeiné) Au bout de 8 jours de confinement mes symptômes se sont fortement aggravés et se manifestent non stop toute la journée et la nuit, et ce, malgré une activité physique assez intense. Avez-vous observé ce type d'aggravation chez vos patients et comment l'expliquez-vous ? Merci de votre retour.

Anonyme

Si je comprends bien, vous êtes retraitée depuis peu de temps mais le confinement imposé par l’épidémie COVID a provoqué une aggravation des symptômes de votre SJSR, qui sont non seulement plus intenses mais de durée plus importante et qui retentissent sur votre sommeil. Vos troubles se sont-ils étendus à savoir vos membres supérieurs étaient-ils déjà atteints avant le confinement ?

Est-ce que l’aggravation de vos troubles avait commencé avec votre retraite ou est-elle seulement survenue depuis le confinement ?

Vous parlez d’activité physique assez intense, est-ce une nouvelle habitude ? A quelle heure pratiquez-vous cette activité ?

Avez-vous changé quelque chose dans votre traitement ? L’avez-vous majoré ?

Certains patients atteints d’un syndrome des jambes sans repos ont pu voir leur symptomatologie s’aggraver au cours du confinement, par changement de leurs habitudes de vie, de leur rythme veille/sommeil, par absence de toute activité physique et un maintien assis de longues heures devant la télévision et parfois par un changement d’horaire dans les prises médicamenteuses. Les différences dans le rythme de vie avec le confinement s’accompagnent parfois de phénomènes anxieux et/ou dépressifs engendrés par la peur de contracter la maladie.

Concernant votre cas, il faut garder au maximum vos habitudes de vie antérieures. Ne pas modifier votre traitement et les horaires de prise sans avis médical et surtout, si le problème perdure, contacter votre médecin habituel pour une consultation et un avis tant diagnostique que thérapeutique.

Je souhaite savoir si l'apnée du sommeil dont je suis victime et considéré comme une maladie à risque durant l'épidémie de coronavirus sachant que j'ai en permanence une tension un peu élevée (pas de traitement) et un surpoids. Bien cordialement.

Aurélien

Les personnes atteintes de troubles respiratoires obstructifs du sommeil (apnées du sommeil) ne font pas actuellement partie de la liste des personnes à risque pour l’épidémie de COVID 19.

Vous dites avoir une T.A. un peu élevée mais les médecins apparemment n’ont pas jugé bon de mettre en route un traitement, j’en déduis que l’augmentation de votre pression artérielle est soit peu sévère ou élevée de façon intermittente. Vous parlez de surpoids, ceci mériterait d’être précisé tout comme votre âge.

En effet, la liste des personnes à risque comprend les personnes âgées de 70 ans ou plus, les personnes avec des antécédents cardio-vasculaires (HTA compliquée, troubles coronariens…), avec une insuffisance cardiaque, ou avec une pathologie respiratoire chronique susceptible de décompensation, ou avec un diabète insulinodépendant non équilibré ou compliqué ou avec une insuffisance rénale dialysée, avec un cancer en cours de traitement tout comme les malades immunodéprimés quelle qu’en soit la cause et les obèses ayant un IMC>30.  

Cette liste correspond aux principales pathologies qui exposent à un risque accru en cas de COVID19.

Au total, les facteurs que vous rapportez ne semblent pas être des facteurs de risque majeurs. Vous n’indiquez pas la thérapeutique mise en route pour traiter vos apnées (PPC ?). Il y a sur le site de la Société Française de Recherche et de Médecine du Sommeil (SFRMS) des recommandations pour les personnes sous Pression Positive Continue.

Comment savoir si j’ai de l’apnée du sommeil. Je me réveille une ou deux fois dans la nuit et suis fatiguée au réveil.

Cricri

Les signes que vous décrivez, chère madame, ne sont pas suffisants pour apporter une réponse à votre questionnement. Demandez-vous : quel est mon âge (50 ans ou plus), et si vous êtes bien une femme, suis-je ménopausée ou en cours de ménopause ? Suis-je en surpoids ou obèse ? Pendant mon sommeil, est-ce que je ronfle ou ai-je des sensations d’étouffement ou de suffocation ; est-ce que je me lève plusieurs fois la nuit pour uriner ? Vous dites que vous êtes fatiguée au réveil, cette sensation dure -t-elle dans la journée, s’accompagne -t-elle de somnolence ? Avez-vous des maux de tête au réveil ? Avez-vous des difficultés de concentration dans la journée ? Enfin souffrez-vous d’hypertension artérielle, de troubles vasculaires ? Êtes-vous diabétique ?

Si vous pensez avoir des troubles respiratoires nocturnes, consulter votre généraliste et en fonction des réponses à ces questions et à quelques tests de dépistage, il vous orientera, s’il le pense nécessaire, vers un spécialiste des troubles du sommeil qui jugera du type d’examen à réaliser. Sachez cependant que si les consultations sont possibles, les examens d’enregistrement du sommeil n’ont pas encore repris mais cela sera, sans doute, prochainement possible.

Bonsoir, je n’arrive pas à m’endormir. Je me couche à une heure raisonnable entre 22h30 et 23h, je lis puis essaie désespérément de dormir jusqu’à 2h30 -3h du matin, mon cerveau est toujours en activité c’est épuisant...

Zebulon

En période de confinement, l’endormissement est parfois plus difficile, soit parce que nous sommes trop sollicités et l’activité journalière est importante, soit parce que, au contraire, nous sommes désœuvrés et dans tous les cas souvent anxieux. L’endormissement se prépare par une journée active : lever à heure fixe quelle que soit la durée et qualité du sommeil, c’est un repère important pour notre horloge biologique. Au cours de la journée il est important de s’exposer à la lumière ou au soleil quand c’est possible, principal synchroniseur de nos rythmes. Il faudra aussi avoir des activités diversifiées et plaisantes avec une activité physique quotidienne, seule ou en famille ou en suivant un cours à la télévision… et alterner avec d’autres activités, de travail par exemple. Il est également important en ces temps de confinement, de garder une vie structurée, des heures de repas régulières et une alimentation saine ; de préserver des contacts familiaux, sociaux que ce soit à la fenêtre, derrière le mur du jardin ou par internet… Certes il est important d’être informé mais il faudra éviter un trop-plein d’informations anxiogènes et de discussions entre savants sur ce virus inconnu et l’absence actuel de traitement…Malgré leur intérêt vous penserez à mettre les différents écrans au repos, 1h environ avant le coucher. La qualité de votre journée prépare la qualité de votre sommeil.

Il est important d’aller vous coucher uniquement pour dormir et au moment où vous sentez les signes de venue du sommeil, ainsi vous allez pouvoir déterminer votre heure personnelle d’endormissement que vous tâcherez ensuite de respecter régulièrement. Avant d’aller vous coucher, essayez de réaliser un moment de décompression, de coupure d’avec la veille, en favorisant la détente musculaire et la mise au repos de l’esprit, en chassant les idées tristes ou trop excitantes ou anxiogènes de la journée. Vous pouvez faire un petit exercice en imaginant ou en vous rappelant une histoire gaie, un moment heureux, un lieu que vous aimez… Si vous savez le faire, un vrai moment de relaxation peut vous aider.

J’espère, Zébulon, que toutes ces consignes pourront favoriser votre endormissement. Vous trouverez des conseils pour bien dormir et lutter contre les troubles du sommeil sur le site web de l’INSV. 

Enfin, si votre trouble persiste ou s’aggrave vous pouvez consulter votre médecin traitant qui pourra, si nécessaire, vous orienter vers un médecin du sommeil pour une prise en charge spécialisée. Les consultations spécialisées du sommeil sont possibles par téléphone.

Comment expliquez-vous les terreurs nocturnes ? Merci

Manuela11

Manuela 11, cela signifie-t-il que vous avez 11 ans et faites des terreurs nocturnes ? peut-être auriez-vous pu préciser votre âge, pour une réponse plus précise. Quoiqu’il en soit, ces manifestations sont fréquentes chez l’enfant jeune. Elles disparaissent habituellement à l’adolescence et peuvent parfois apparaître chez les adultes notamment chez les adultes jeunes. Les terreurs nocturnes ont un début brutal et une expression bruyante qui diffère avec l’âge. L’enfant s’assoit dans son lit, crie parfois hurle, à des propos incohérents, gesticule et son visage est rouge puis pâle, il respire vite, transpire….alors qu’il dort profondément. 

Comment les expliquer ?

Ces épisodes surviennent au cours de la première partie du sommeil à un moment où le sommeil très profond va laisser place à un autre type de sommeil ; il s’agit donc d’un moment d’instabilité du sommeil ; comme s’il s’agissait d’un éveil manqué. C’est donc une dissociation entre un cerveau endormi et un comportement de veille (cris, activation du cœur et de la respiration). L’enfant ne se souvient pas de ce comportement le lendemain, témoignant qu’il dormait profondément.

Qu’est-ce qui les favorise ?

  1. Une histoire familiale ou prédisposition génétique. Les terreurs nocturnes surviennent souvent chez des enfants qui ont des membres de leur famille ayant présenté de tels phénomènes ou ayant fait du somnambulisme (parents, oncle ou tante, grands-parents….) ; mais on ignore la génétique de cette affection.
  2. Toute irrégularité du rythme veille/sommeil, dans les heures de coucher et/ou de lever, toute insuffisance de sommeil, tout rebond de sommeil (qui augmente le sommeil profond) après privation et tout sommeil entrecoupé d’éveils sont des facteurs favorisants. Cette fragmentation du sommeil peut être liée à des bruits extérieurs, des stimulations…mais aussi à des pathologies qu’il faudra rechercher.
  3. Des facteurs physiques comme la fièvre, par exemple.
  4. Des facteurs psychologiques (chez l’enfant : place dans la famille, survenue d’un deuil, d’une rivalité, une difficulté à quitter le cocon familial, des disputes familiales…), tout ce qui est source d’anxiété favorisent la survenue de ces manifestations.
  5. Chez l’adulte, il faut penser à la prise de certains produits ou médicaments.

En espérant que ces quelques données répondent à votre questionnement.

Bonjour je dors tres mal m endort assez bien 23h passée me réveille vers 3h me rendort vers 6h et me réveille vers 12h30 13h . Je travaille de nuit habituellement 21h a 6h 3 a 4 nuits par semaines actuellement 2 nuits . C'est vraiment épuisant ce cycle actuel.

Isabelle 14

Bonjour Isabelle, si je comprends bien vous travaillez habituellement de nuit. Votre rythme actuel se décompose en deux nuits de travail et cinq nuits ou vous restez à la maison. La première question qui me vient à l’esprit est celle de savoir si vous travaillez deux nuits d’affilée ou si les deux nuits sont séparées d’une période de repos. Quel est le rythme exact ? Vous décrivez la survenue d’un éveil environ 4h après l’endormissement. Le ré-endormissement se faisant à l’heure à laquelle vous cessez habituellement votre travail. A quelle heure vous endormez vous et vous réveillez vous quand vous travaillez ? Pour être pratique, la première chose à faire est de repérer ce qu’il se passe en remplissant un agenda de sommeil. Ensuite il est possible d’essayer de travailler sur les rythmes, notamment le rythme alimentaire les jours où vous travaillez de nuit. Le repas du soir est important (pris soit au domicile soit sur le lieu de travail), il doit assurer les apport énergétiques et être assez copieux avec des sucres lents et des vitamines. Une collation est à prévoir entre 1h et 3h du matin (avec viande blanche par exemple), penser à boire de l’eau plutôt que du café. Au retour à la maison faire un petit déjeuner léger avant de se coucher et prévoir pour midi un déjeuner traditionnel.

Vous pouvez télécharger l’agenda de sommeil au moyen du lien suivant : https://institut-sommeil-vigilance.org/bibliotheque-de-supports

En espérant que cela puisse vous aider.

Dr Didier Cugy

Bonjour J ai beau respecter vos consignes pour dormir c est pas toutes les nuits car à un moment je suis comme assommée mais je souffre d insomnies soit des difficultés à me rendormir ou au matin je suis comme énervée et je n arrive pas à me rendormir que dois je faire ? Merci d avance pour votre réponse.

Anonyme

Bonjour

Si je comprends bien vous n’êtes pas satisfaite de votre sommeil, vous devez avoir des difficultés à vous endormir le soir vous aimeriez dormir davantage sur le matin et à des moments vous êtes épuisée. Vous respectez les conseils que l’on vous a donnés. Mais quels sont ces préconisations ? En attendant en voici quelques une : Première chose ce n’est pas toutes les nuits, ce que vous pourriez repérer ce sont les éléments qui peuvent nuire à votre endormissement comme l’exposition aux écrans (téléphone, tablette) trop proche du coucher : cela par la lumière émise qui bloque votre mélatonine, l’hormone du sommeil l’activité physique pratiquée trop tardivement le soir, en empêchant la diminution de la température corporelle le soir, elle va retarder votre endormissement : il est montré que l’on s’endort lors de la baisse de la température Trop d’anxiété, les jambes qui fourmillent, un repas copieux et pris trop tardivement, la dernière cigarette trop tardive Votre environnement : la température de la chambre, le silence, l’obscurité, le confort du lit Un outil qui peut également vous aider à mieux connaitre votre rythme veille sommeil est de remplir un agenda du sommeil pendant 15j, vous en trouvez facilement sur internet. C’est un peu comme un semainier alimentaire. Ainsi vous verrez votre sommeil de façon plus objective et pourrez faire le lien entre par exemple une ou plusieurs mauvaises nuits et le stress du travail, une sieste trop longue ou trop tardive. Et si malgré tous ces conseils, le sommeil est toujours compliqué, et en l’absence de contre-indication vous pouvez tester la prise de mélatonine à 1 mg à prendre 3 à 4 h avant votre coucher Un dernier message « dédramatisez ».

Dr I Meney Essaber

Bonjour, Depuis le début du confinement environ, je dors désormais 9h45 / 10h même avec réveil (problématique car je travaille toujours) et je n'ai pas modifié mon horaire de coucher. Par contre j'ai plus de difficultés à m'endormir. À quoi est dûe cette augmentation du temps de sommeil ?

Cyn

Si vous êtes en télétravail, il est possible que l’augmentation de votre temps de sommeil soit tout simplement le reflet de besoins de sommeil naturels importants (« long dormeur »), que vous ne pouvez pas satisfaire en période d’activité professionnelle habituelle. Notre horaire de lever est souvent dépendant de la durée de trajet jusqu’à notre lieu de travail et d’un horaire imposé de prise de poste. Vous faites allusion à des difficultés d’endormissement. La durée de 9h45 à 10h que vous mentionnez est-elle vraiment une durée de sommeil à proprement parler ou le temps que vous passez au lit ? Votre temps de sommeil effectif est peut-être le même qu’avant le confinement si vous avez des difficultés à vous endormir.

Bonjour j’ai réellement besoin l’avis de d’un spécialiste. Je pense avoir besoin d’un appareil d’apnée du sommeil. J’aimerai être orienté s’il vous plait.

Anonyme

Pour être fixé sur la nécessité ou non de porter un appareil pour traiter les apnées du sommeil, il vous faut dans un premier temps en parler à votre médecin traitant qui vous adressera, si cela est pertinent, vers un spécialiste (pneumologue, O.R.L.…) ou un centre de sommeil. Après une consultation initiale, un enregistrement de sommeil vous sera proposé en fonction de vos plaintes, de vos pathologies associées etc. Vous pourrez ensuite grâce à cet enregistrement être fixé sur votre respiration nocturne. Néanmoins à l’heure actuelle, dans la période d’épidémie de COVID 19, les enregistrements de sommeil sont reportés et reprendront, nous l’espérons, dans les prochaines semaines.

Bonjour depuis plus de 12 ans j'ai des insomnies sévères suite à une dépression nerveuse : Décès de ma mère (je m'imaginais que le l'ange de la mort viendrait me chercher dès que je ferme les yeux) absurde c'est sûr, et depuis je suis sous Stilnox. Pourtant j'ai essayé de m'en sortir toute seule, en prenant nombreuses tisanes en suivant des programmes de relaxation mais en vain. Aujourd'hui je suis suivie par un psychiatre pour une autre dépression et je dois dire que ça va déjà mieux. Le problème c'est qu'on jongle souvent en changeant les somnifères mais ça ne donne rien. Je peux ne pas fermer l'œil pendant 2 jours entiers !! évidemment je suis morte de fatigue et surtout irritable et il m'arrive de faire des chutes très graves. La dernière fracture de la rotule il y'a 5 mois. Aidez-moi à dormir sans prendre 2 à 3 Stilnox par jour.

Anonyme

Les troubles du sommeil sont effectivement souvent au premier plan dans la dépression. Le contexte actuel qui apporte son lot d’anxiété et d’incertitudes et les contraintes du confinement (moins d’activité physique, moins d’exposition à la lumière, parfois surconsommation d’excitant, etc…) peuvent aggraver des troubles préexistants. La prise de somnifères, tels que le zolpidem, peut parfois aider à passer un cap ; néanmoins, son utilisation prolongée, surtout aux doses que vous mentionnez, n’est pas une solution. Ce type de médicaments est associé à une augmentation des chutes, à de troubles de l’équilibre et des troubles cognitifs, sans parler du risque de dépendance. Le traitement de vos troubles du sommeil doit s’inscrire dans une prise en charge globale de votre état psychique. En cette période de confinement, les téléconsultations régulières avec votre psychiatre ou votre psychothérapeute, la prise en charge par des sophrologues ou hypnothérapeutes en visioconférence, sont des pistes à explorer. Si vous n’arrivez pas à organiser ces téléconsultations, un Numéro Vert national de soutien psychologique à destination du grand public, accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 est disponible : 0 800 130 000, vous serez orientée en fonction de vos besoins.

Bonjour. Moi je ne sais plus quoi faire pour dormir. Je suis fatiguée, mais je n’arrive pas à trouver le sommeil. Je ferme les yeux et le sommeil ne vient pas ça fais 2 jours que je dors pas j’ai vraiment besoin d’aide. J’ai était comme ça pendant une semaine fin mars et j’ai réussi à rendormir et la rebelotte depuis 2 nuits impossible de dormir... au secours... fin mars je me rappel j’avais un nœud au ventre mais là j’essaye de respirer j’ai pas l’impression que je me sente stressé ou autre et pourtant impossible à dormir je ne sais plus quoi faire car du coup mon psychique prend un coup Je fais du télétravail à la maison je suis confinée avec mes 3 enfants et mon mari. Bon sang je n’en peux plus j’essaye de me rassurée mais rien n’y fait je suis réveillée. Aidez-moi je ne sais même pas qui contacter.

Anonyme

Il existe actuellement de nombreuses raisons, même chez quelqu’un qui est habituellement un bon dormeur, d’avoir des difficultés à s’endormir, à obtenir un sommeil continu et récupérateur. Il n’est pas toujours facile de s’organiser en télétravail, surtout en période de confinement où toute la famille est à la maison. Vous pouvez en discuter avec votre conjoint, vos collègues, votre manager afin de trouver des solutions pour que ce télétravail soit gérable. Il faut organiser la vie à 5 à la maison, avec des besoins et des contraintes qui ne sont pas les mêmes pour les adultes et les enfants. Là encore, échanger sur vos problèmes en famille et avec vos amis peut vous aider à trouver des solutions ou des compromis. L’absence d’activité physique régulière et d’exposition à la lumière, éventuellement la surconsommation d’excitant telles que le café, l’allongement du temps passé sur le téléphone portable ou la tablette et notamment dans la soirée, ainsi que le déluge d’informations pessimistes ou effrayantes, parfois fabriquées et donc inutilement alarmantes, contribuent à augmenter le niveau d’anxiété et dégrader la qualité de sommeil. Il peut être bénéfique de limiter le temps consacré à regarder les informations ou à parcourir les réseaux sociaux, au profit d’activités relaxantes ou énergisantes. Vous trouverez facilement sur Internet des tutoriels ou des cours d’initiation à la méditation, au stretching, à la danse etc. N’hésitez pas à surfer (avec modération et pas avant le coucher !) sur notre site, sur le site de la SFRMS ou du réseau Morphée pour plus d’idées sur la gestion du sommeil et du stress en cette période hors du commun. Enfin, s’il vous semble que la situation devient « hors de contrôle », contactez votre médecin traitant par téléphone. Vous pouvez aussi appeler le Numéro Vert national COVID 19 à destination du grand public, accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 est disponible : 0 800 130 000, pour un soutien psychologique, vous serez orientée en fonction de vos besoins.

Comment bien s'endormir et ne pas se réveiller la nuit ?

Anonyme

Les conseils pour un endormissement paisible et un sommeil continu ne sont pas spécifiques à cette période de confinement, mais peuvent être actuellement plus difficiles à mettre en place. Des horaires de sommeil et de repas réguliers, une activité physique si possible avec exposition à la lumière naturelle et de préférence le matin, une consommation raisonnable d’excitants et un couvre-feu numérique une à deux heures avant le coucher sont toujours d’actualité. Le climat général d’anxiété et d’incertitude, l’inquiétude pour soi-même et ses proches tant sur le plan de la santé que de l’avenir professionnel, éventuellement la tristesse si malheureusement votre famille ou vos amis ont été touchés par le COVID 19, sont autant d’éléments perturbateurs d’un bon sommeil. Vous pouvez retrouver sur le site de l’INSV une série de recommandations pour vous aider en cette période de confinement.

Bonjour. Je dors mais je me réveille fatiguée et contractée depuis quelques temps. J’ai tenté de la sophrologie avant le couché, je n’ai pas de problème d d'endormissement mais je dois me tendre dans la nuit pour me réveiller comme ça. Je suis soignante avec des horaires décalés en psychiatrie.

Jean22

Les nombreuses conséquences de l’épidémie actuelle de COVID 19, votre activité professionnelle et vos horaires de travail sont autant de d’éléments perturbateurs de votre sommeil. Si la sophrologie ne vous apporte pas l’apaisement nécessaire à un sommeil continu et réparateur, pourquoi ne pas essayer d’autres techniques de relaxation ? Plus que jamais, il faut être attentive à votre hygiène de vie pour éviter que les horaires décalés de travail ne déstabilisent votre rythme veille-sommeil. Vous trouverez sur notre site, sur le site de la SF RMS et celui du réseau morphée des conseils et des recommandations pour vous aider.

Bonjour, je suis infirmière dans un SSIAD (Service de Soins Infirmiers à Domicile). Je travaille à temps partiel et pendant le confinement ma charge de travail continue la même sauf quelques patients covid+. Depuis le début du confinement, les nuits précédant ma journée de travail je dors très mal avec de réveils vers 2h, 3h voir 4 h du matin avec de difficulté à me rendormir et du coup des journées très épuisantes. J'essaie de faire de mini-sieste de 15 min pendant la pause du déjeuner mais cela ne récupère pas complètement la nuit mal dormi. Des conseils à me donner ? Merci d'avance.

Anonyme

Les difficultés engendrées par l’épidémie de COVID 19 ne sont pas de nature à permettre un sommeil réparateur, de qualité, surtout chez une infirmière ! Vous le faites peut-être déjà, mais limiter la consommation d’excitants, l’utilisation d’un téléphone portable ou d’une tablette au coucher avant le coucher, bloquer l’accès quasi permanent à des informations négatives, maintenir des activités de loisirs relaxantes et le lien social avec votre famille, vos amis et vos collègues sont des mesures simples pour tenter d’améliorer la qualité de votre sommeil. N’hésitez pas à surfer (avec modération et pas avant le coucher !) sur notre site, sur le site de la SFRMS ou du réseau Morphée pour plus d’idées sur la gestion du sommeil et du stress. Vous pouvez faire appel à votre médecin traitant, au Numéro Vert à destination des soignants en difficulté qui est disponible 24 heures/24 et 7 jours/7 : 0 800 800 854. De nombreuses cybersolutions de soutien psychologique sont en place pour vous aider, vous pouvez trouver leurs coordonnées sur le site de l’ARS de votre région.

Bonjour, J’ai beaucoup de mal à m’endormir en temps normal. Depuis le début du confinement c’est pire : impossible de dormir avant 4h du matin. Je suis obligée de me réveiller à 8h pour travailler. Je suis épuisée toute la journée, avec des maux de tête, mais même malgré cette fatigue, je ne dors pas. Je fais bien attention à ne pas regarder d’écran avant de me coucher, pas de café après 14h, de la méditation, je ne reste pas au lit si je n’arrive pas à dormir mais la situation devient de plus en plus compliquée... que puis-je faire de plus ? Merci.

Anonyme

Vous semblez effectivement avoir mis en place un certain nombre de recommandations que nous préconisons pour améliorer la qualité de sommeil en cette période d’épidémie de COVID 19. Quelques recommandations semblent manquer à l’appel… Essayez de pratiquer une activité physique régulière, si possible ludique et en famille, tout en respectant les mesures de confinement. Attention par ailleurs au déluge d’informations anxiogènes que nous subissons en permanence via les médias grands publics et les réseaux sociaux, un ou deux « points info » tous les jours suffisent amplement ! Enfin, grâce aux moyens de télécommunications, les échanges avec votre famille et vos amis et vos collègues peuvent vous aider à prendre un peu de recul.

Bonjour, Je vous sollicite car je commence à avoir des problèmes pour m'endormir bien que je me sente fatiguée au moment d'aller dormir. Il faut dire que je suis infirmière travaillant parfois la nuit et que j'ai une petite fille de 14 mois qui se réveille parfois la nuit... Ça n'arrange pas longtemps cas mais je n'avais pas de problème avant... J'essaie d'appliquer les mesures qu'il faut avant de me coucher mais ça ne marche pas toujours... J'ai l'impression que ces difficultés d'endormissements sont par cycle. Qu'en pensez-vous ?

Cindy

Bonjour Cindy Vous êtes la maman d’une petite fille de 14 mois qui vous réveille parfois la nuit, vous êtes infirmière et travaillez en horaires alternés. Votre plainte est une difficulté à vous endormir alors que vous vous sentez fatiguée. Vous avez l’impression que ce problème est par cycle. Travaillez-vous depuis longtemps en horaires alternés ? Est-ce votre premier enfant ? L’allaitez-vous ? Etes-vous seule avec elle ou le papa vit-il avec vous ? Quelles mesures avez-vous mises en place pour mieux dormir ? Avez-vous un baby call ? Votre chambre est-elle silencieuse ? Etes-vous inquiète pour votre fille lorsqu’elle se réveille la nuit, vous levez-vous pour aller vérifier que tout va bien ? Est-elle en bonne santé ? En attendant je vous invite à distinguer la fatigue de la somnolence : pour résoudre la fatigue nous devons nous reposer alors que pour ne plus être somnolent nous devons dormir. Couchez-vous lorsque vous avez sommeil, surveillez les signes d’alerte (yeux qui piquent, paupières qui tombent, impression d’avoir froid…) Remplissez un agenda du sommeil sur 15 j dont une période de vacances, cela vous montrera si votre durée de sommeil est suffisante et si vos difficultés persistent en congés et si elles sont en lien avec votre travail. Vos difficultés sont récentes, peut être depuis la naissance de votre fille ? Il arrive aussi lorsque l’on travaille depuis plus de 10 ans en horaires alternés, que notre corps devienne intolérant et le premier symptôme concerne le sommeil. En pratique je vous propose de voir de plus près les raisons qui réveillent votre fille, à partir de l’agenda du sommeil d’essayer d’augmenter votre temps de sommeil, d’éviter de faire une sieste trop longue ou trop tardive. Faites une activité physique le matin cela favorisera votre endormissement et majorera votre sommeil profond. Si vos difficultés persistent envisagez si c’est possible, demandez à travailler de jour.

Dr I Meney Essaber

Bonjour, j'ai 72 ans homme et voici ma requête : je me couche aux alentours de 22H30/23h je m’endors (sauf exception) relativement vite mais au bout de 1h30/2h mon sommeil est stoppé et dans les 15 minutes si le sommeil n'est pas revenu je me lève et je m'assois sur un fauteuil et pratique des exercices de respiration. Ce n'est que vers 3H/4H du matin que le sommeil revient. Je suis fatigué en me levant. J'ai essayé des traitements par plantes, rien n'y fait. Et mon médecin me dit d'accepter le fait de mes insomnies et d'essayer de retrouver des rythmes de sommeil plus systématiques. Je ne veux pas recourir aux somnifères et autres barbituriques ? Qu'en pensez-vous et avez-vous une solution à me proposer. Merci à vous. Cordialement.

The Voice

Bonjour tout d’abord ces réveils sont-ils causés par quelque chose de spécifique : impatiences des jambes, douleur, cauchemars, crise d’angoisse…il faudra alors en reparler. Si c’est un réveil sans cause évidente il va falloir vous imposer un petit « régime » de temps passé au lit. Vous sortez du lit c’est bien, occupez votre esprit tranquillement : lecture avec peu de lumière par exemple, ne regardez pas l’heure, ne calculez pas les heures, essayez de détourner votre attention du sommeil. Revenez au lit quand la somnolence revient mais mettez un réveil à heure fixe pour vous lever quelle que soit la qualité de la nuit et même plus la nuit est mauvaise plus il vous faudra être strict sur ce lever. Compter un temps au lit soit le temps entre le premier coucher 23H et le dernier lever inférieur d’une heure à votre temps de sommeil (heure endormi/ heure du dernier réveil) quand vous dormez bien. Par exemple je me couchais à 22H30 je me levais à 7H30 soit 9h au lit, je réduis à 8h soit 23H 7H. Ne faites pas de sieste restez actif si la somnolence vous prend, après le repas une pause de 15 minutes est possible mais mettez un réveil. En faisant cela tous les jours votre sommeil va se renforcer sur quelques semaines.

Bien à vous.

Dr Olivier Coste

Bonjour Je me réveil toutes les deux heures entre minuit et 7h et après il est impossible de me rendormir je suis fatiguée et je ne fais pas de sieste. Pourquoi et que faire svp ?

Ninou

Bonjour Ninou, le sommeil est organisé en cycles d’une durée de l’ordre de 1h30 à 2h. Ces cycles comportent tout d’abord ce que l’on appelle du sommeil lent puis ensuite du sommeil paradoxal (ou sommeil du rêve). Il est fort probable que les éveils que vous décrivez surviennent entre deux cycles. Ils peuvent être dus à de multiples causes. Etes-vous sur le dos quand vous vous réveillez ? avez-vous besoin d’aller faire pipi ? avez-vous envie de bouger les jambes ? Y a-t-il du bruit ? Une suggestion pour vous rendormir plus facilement est de vous mettre sur le côté. L’alimentation peut aussi avoir un rôle. Comment sont organisés vos repas ? Il faut éviter que le repas du soir soit trop copieux.

Dr Didier Cugy

Bonjour. J’ai 52 ans et suis atteinte d’hypersomnie idiopathique traitée par 4 modiodal/jour. Est-ce que je fais partie des personnes fragiles/à risque de développer une forme grave ? Je suis orthophoniste en libérale et j’aimerais reprendre mon activité mi-mai mais je ne veux pas prendre de risques inutiles Mon médecin traitant avoue sa méconnaissance Merci pour votre réponse.

Anonyme

Bonjour les personnes à risques sont définies ainsi :

  • Âge ≥ 70 ans
  • ATCD cardiovasculaires : HTA compliquée, AVC, coronaropathie, chirurgie cardiaque
  • Insuffisance cardiaque NYHA III ou IV
  • Diabète insulinodépendant non équilibré ou présentant des complications
  • Pathologie respiratoire chronique susceptible de décompenser
  • Insuffisance rénale dialysée
  • Cancer sous traitement
  • Immunodépression
    • Médicamenteuse
    • Infection à VIH non contrôlé ou avec CDA 30 (nouveau critère selon avis du HCSP du 4 avril)
  • Cirrhose ≥ stade B
  • Obésité IMC > 30 (nouveau critère selon avis du HCSP du 4 avril)
  • Grossesse à partir du 3e trimestre (par précaution)

L’hypersomnie ne fait pas partie de cette liste. Vous pouvez envisager la téléconsultation pour certains patients https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=3CEE4C0A26E8E1AC252B81F19DAD4E8C.tplgfr37s_1?cidTexte=JORFTEXT000041755801&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000041755510

Pour l’accueil physique des patients la distance de sécurité et la décontamination des mains et des lieux doivent être envisagées.

Pour le port du masque http://www.academie-medecine.fr/communique-de-lacademie-nationale-de-medecine-aux-masques-citoyens/ avec les limites inhérentes à votre exercice.

Bien à vous.

Dr Olivier Coste

Bonjour, je suis atteinte covid19 depuis bientôt 1 mois et confinée à la campagne. Depuis je dors très très mal alors qu'il n'y a aucun bruit, je m'endors très facilement mais réveil systématique vers 4-5h du matin avec envie de faire pipi et ensuite quand je me recouche mon sommeil est haché. Mon corps entier me fait mal, ma tête est lourde, ma gorge me gratte...... bref, je cumule la fatigue en plus des hauts et des bas du au virus. Que pourrais-je faire pour retrouver un sommeil réparateur qui aussi me permettra sans doute de mieux lutter contre ce satané coronavirus. Merci beaucoup. Bonne journée.

Azenore

Bonjour Azenore, j’ai quelques questions. Tout d’abord ronfliez-vous avant d’être atteinte du COVID ? Si non, ronflez-vous depuis ? Combien de fois vous levez-vous la nuit pour faire pipi ? Transpirez-vous la nuit ? Dans quelle position êtes-vous le mieux pour dormir ? sur le dos ? sur le côté, sur le ventre ? Dans tous les cas, il faut privilégier l’hygiène du sommeil. Avoir si possible des heures de lever et coucher fixes, éviter les siestes la journée, ne pas oublier les règles d’hygiène alimentaire en évitant un repas trop copieux le soir. Celui-ci devant toutefois être suffisamment riche en sucres lents. Bien naturellement si possible essayer d’avoir une activité physique le matin. Par exemple marche. Une consultation avec un médecin du sommeil à proximité de chez vous est à prévoir.

Bonjour, J'ai un sommeil profond très faible entre 20 et 40 mn par nuit. Comment puis-je rallonger ce temps ? La journée la moindre inactivité m'embarque dans le sommeil. La lecture finit par m'endormir. Le matin au lever, ce n'est pas la grande forme. En vous remerciant.

orion45

Bonjour Vous dites manquer de sommeil profond et vous aimeriez des conseils pour le rallonger. Vous avez des difficultés d’endormissement et le matin vous avez l’impression que votre sommeil n’a pas été réparateur. Vous pensez qu’en allongeant votre sommeil profond vous serez plus en forme. Déjà sur quels éléments vous basez-vous pour donner la durée de votre sommeil profond ? Avez-vous fait un examen du sommeil ou ce sont les résultats d’une montre connectée ? Un petit rappel de physiologie du sommeil : la durée du sommeil profond est proportionnelle à la durée totale du sommeil (en moyenne de 20 à 25%) par exemple si vous dormez 8 heures soient 480 minutes votre durée de sommeil profond sera entre 72 et 96 minutes par 24 heures. Et si vous faites une sieste l’après-midi avec du sommeil profond il faudra également le prendre en compte dans votre calcul. En plus d’une nuit à l’autre cela peut varier et avec l’avancée en âge cette durée diminue. Et il n’y a pas que le sommeil profond, le sommeil paradoxal située davantage en fin de nuit a un rôle non négligeable. Votre somnolence la journée peut être expliquée par d’autres causes : ronflez-vous ? vous arrêtez vous de respirer la nuit, votre sommeil est-il fragmenté par des douleurs des soucis, des jambes sans repos, êtes-vous en insuffisance de sommeil, travaillez-vous en horaires altérés, prenez-vous des médicaments altérant la qualité du sommeil, votre diner n’est-il pas trop copieux, n’êtes-vous pas trop active le soir, votre chambre est-elle silencieuse, pas trop chauffée etc.. En attendant ce que je vous propose, c’est de renforcer vos synchroniseurs c’est-à-dire bien trancher entre votre activité de la journée et votre repos de la nuit. La journée si vous pouvez faites du sport ou de l’activité physique, plutôt le matin et en extérieur : les études ont montré que l’activité physique du matin et à la lumière du jour augmente la quantité du sommeil profond et favorise l’endormissement. Eviter de faire la sieste, sa pratique surtout si elle est trop longue ou trop tardive, va retarder votre heure d’endormissement et diminuer votre sommeil profond. Enfin si vous êtes trop somnolente la journée éviter de prendre le volant surtout en début d’après-midi, la somnolence diminue les temps de réaction et est responsable d’endormissement au volant ou sur le lieu de travail. Si vous ne pouvez pas faire autrement avant même d’avoir des signaux de sommeil yeux qui piquent, paupières lourdes, manque d’attention, besoin de mettre la musique fort ou besoin d’ouvrir la fenêtre de votre voiture, faites une pause et dormez 20 minutes précédée de la prise d’un café. Ainsi vous reprendrez la route en toute sécurité.

Portez-vous bien.

Dr I Meney Essaber

Bonjour, J’ai des troubles récurrents du sommeil (réveils très matinaux) en temps normal mais depuis le’ confinement ça empire : je m’endors sans difficulté vers 22-23h puis me réveille vers 3-4h du matin. Ensuite, jusqu’à 7h, j’ai un sommeil très haché, avec une multitude de réveils et l’impression de faire plusieurs rêves. Je me réveille épuisée... je ne comprends pas pourquoi je dors si mal alors que je continue de travailler (à la maison) tout en gardant mes enfants ce qui fait que je suis encore plus fatiguée qu’en temps normal. Merci pour votre aide...

Juju82

Ce changement dans la continuité du déroulement du sommeil dans la 2° partie de la nuit après un réveil précoce, comme c’est le cas ici, suivi d’une fragmentation du sommeil qui est perçu comme léger et non réparateur, est un phénomène courant dans la situation de confinement que nous vivons ; le contexte émotionnel relatif au stress et aux changements du rythme normal de vie à l’extérieur n’arrange pas les choses, ces éléments peuvent contribuer à fragiliser le sommeil de nuit. Dans votre cas, la présence préalable de troubles avec « réveils très matinaux », rêves abondants, « plusieurs rêves » avec altération de la qualité du sommeil perçu comme non-répéteur, avec fatigue excessive « Je me réveille épuisée…» peuvent orienter vers une décompensation psychique avec augmentation de la souffrance ressentie. Des conseils et des recommandations sont facilement accessibles sur le site de l’INSV, ils peuvent vous aider et vous être bénéfiques, par exemple : Maintenir des objectifs, se constituer un vrai programme d’activités dans la journée avec un agenda si possible, des horaires précis d’activités réalisables dans ces circonstances, en alternant les activités plaisantes (écouter de la musique, lire, jouer…), les activités obligatoires (ménages, cuisine…) même si vous ne les considérez pas comme agréables, une activité physique (aussi disponible gratuitement en ligne) et, si possible, des interactions sociales (discussions téléphoniques par exemple). En l’absence d’amélioration et surtout notamment si vous bénéficiez déjà d’une prise en charge psychologique ou si vous suivez un traitement, Il ne faut pas hésiter à contacter votre Médecin à la recherche d’un diagnostic ou d’une modification du diagnostic initial qui interviendrait dans ce contexte et pour lequel une décompensation pourrait modifier la conduite à tenir.

Bonjour, Je suis infirmière en santé au travail en IDF. Je travaille en présentiel sur mon médical une semaine sur 2. J'utilise les transports en commun. Du au confinement mon activité de travail c'est sédentarisé fortement. J'ai pris un peu de poids. Côté sommeil, j'ai quelques insomnies sur ma semaine de télétravail, alors que je n'en ai absolument pas. Sur ma semaine de présentiel, j'ai un couché plus tardif et un levé plus tôt pour mon travail, j'ai un endormissement facile. Quelques conseils à me donner, pour alternance de mes semaines télétravail et présentiel pour mon sommeil nocturne. J'essaie de garder un rythme et des habitudes de sommeil antérieur. Merci.

Ade

Le télétravail pose quelques pistes de réflexions : il est possible que le temps de travail soit plus prolongé (absence de bornes de temps définies), plus continu (disparition de pauses à la maison), décalé (changement des heures pour s’adapter à la vie familiale par exemple) … les conditions de télétravail ne sont pas encrées dans nos habitudes de vie et l’adaptation à ce type de pratique peut ne pas encore être effective. Il est donc nécessaire de fixer des horaires précis, correspondant au temps de travail légal, des temps de pauses, de diversifier les activités, d’organiser son emploi du temps, de hiérarchiser les tâches en accord avec ses collègues ou supérieurs hiérarchiques. L’idéal est tout de même de terminer le soir le télétravail assez tôt afin de ne pas perturber l’endormissement par les lumières des écrans (qui doivent être éteints vers 20H00 dans l’idéal en cas d’insomnie). Enfin, il est nécessaire de privilégier un autre endroit que la chambre pour s’adonner au télétravail, au risque de voir une insomnie apparaître. Je ferai une dernière remarque, outre les recommandations concernant le sommeil dans ces conditions très particulières : il est important de ne pas augmenter le temps passé au lit. Le rythme que vous adoptez pendant la semaine de travail présentiel vous convient peut-être mieux ! Couchez-vous plus tard et levez-vous tous les jours à la même heure : le sommeil appréciera (peut-être !). Enfin, ayez une alimentation équilibrée et profitez de l’heure d’activité physique quotidienne ! cela sera bon pour votre sommeil et limitera la prise de poids.

Bonjour, Je viens vers vous car je recherche des conseils concernant le sommeil des enfants... J'ai 2 enfants : 1 de 6 ans et 1 de 2 ans et 3 mois. Rythme en temps normal : Je précise tout d'abord qu'il y a très peu d'écran chez nous et que ce n'est pas tous les jours utilisé. Mes enfants ont l'habitude de se coucher assez tard puisqu'ils s'endorment aux alentours de 21h/21h15... Le matin nous les réveillons entre 7h15 et 7h30. Ce qui leur apporte un minimyde sommeil de 10h la nuit. Mon petit fait des siestes d'environ 3h Depuis le début du confinement : Nous arrivons à garder un rythme de coucher approximativement identique. Ça peut dériver un peu suivant leur excitation (grand maximum 22h) mais nous essayons de quitter la chambre au maximum à 21h15/30. Le matin nous les laissons se réveiller naturellement et le réveil se décale au fur et à mesure du confinement et atteint ces jours ci 9h... Ce qui fait qu'ils atteignent 11h30 par nuit... Mon petit fait toujours entre 2 et 3h de sieste. Question : Je le pose la question de savoir s'il est bon de les laisser dormir beaucoup. J'ai peur de la reprise du rythme suite au confinement si celui-ci est amené à durer plusieurs mois... Pouvez-vous me renseigner ? Bien cordialement.

Agnès

Le temps de sommeil indiqué n’est pas pathologique manifestement. Un enfant de 6 ans peut avoir besoin de 11H30 de sommeil par nuit. D’autre part, la sieste à l’âge de 2 ans est toujours indispensable et est prolongée si le petit frère ne dort que 11 heures 30 par nuit également. Le seul problème est peut-être de laisser l’horloge biologique se décaler progressivement. Se lever à heure fixe et à une heure raisonnable est indispensable, l’heure d’endormissement dépendant de l’heure du lever. Pour plus d’informations, vous pouvez également consulter les recommandations concernant la gestion du sommeil du petit accessibles sur notre site, sur le site de la SFRMS ou du réseau Morphée. Ce cas de figure montre aussi peut être une privation de sommeil habituelle, en lien avec les horaires obligés de l’école ou de crèche.

Est-ce que la diminution de notre activité physique durant le confinement à une influence sur notre sommeil ? Depuis quelques jours, j'ai des douleurs dans les jambes et je me sens assez fatigué la nuit alors que je reste à la maison en journée sans faire grand-chose. Je n'ai aucun des symptômes COVID-19.

Sébastien

L’activité physique est particulièrement importante pour la régulation du sommeil. On sait que l’activité physique joue un rôle sur la régulation des émotions et de notre horloge biologique, ces 2 facteurs influençant la qualité du sommeil nocturne. La sédentarité imposée, mais également le stress occasionné par la situation que nous vivons et les changements de rythmes de sommeil, peuvent contribuer à fragiliser le sommeil nocturne et provoquer troubles de l’endormissement, ou éveils intra-sommeil. Le principal risque actuel est de passer trop de temps au lit, ce comportement de sommeil peut engendrer des mécanismes responsables de l’apparition du cercle vicieux de l’insomnie. La sédentarité occasionne également l’apparition de douleurs musculaires et articulaires même en journée. Ces phénomènes sont très connus chez les patients alités. Faire 30 minutes de marche est habituellement recommandé. On ne saurait que le recommander actuellement. Profiter de l’heure de sortie autorisée pendant la phase de confinement pour faire 60 minutes de marche par jour, en respectant les consignes de distanciations individuelles. Avant de sortir, visualisez la zone dans laquelle vous pouvez effectuer cette sortie (1 km de votre domicile). Il faut enfin reconnaître que l’absence d’objectif dans la journée peut entraîner une réelle fatigue. Il est absolument indispensable de constituer un vrai programme d’activités la journée avec un agenda si possible, des horaires précis d’activités réalisables dans les circonstances, en alternant les activités plaisantes (écouter de la musique, lire, jouer…), les activités obligatoires (ménages, cuisine….) même si vous ne les considérez pas comme agréables, et si possible, des activités avec interactions sociales (discussions téléphoniques par exemple). N’oubliez pas également la possibilité des programmes d’activité physique en ligne, très nombreux actuellement, en prenant garde néanmoins à ne pas vous blesser inutilement. Si les douleurs dans les jambes persistent, il faut en parler à votre médecin traitant.

Atteinte de narcolepsie-cataplexie, mon sommeil s'est fortement déréglé durant ce confinement (augmentation des endormissement soudains) est-ce normal ? Je suis sous médicaments, aucun problème en temps normal... Est-ce qu'il y a des choses à faire pour y remédier ?

Andrée

L’aggravation de la somnolence et l’augmentation des attaques de sommeil la journée pourrait être expliquée par 2 phénomènes : soit une dégradation du sommeil nocturne, soit une diminution des sollicitations diurnes. En effet, la situation actuelle peut être responsable d’une fragilisation du sommeil : cette situation très inhabituelle et anormale nous oblige à un réel effort d’adaptation continue ; l’existence d’une pandémie et les risques pour la santé qu’elle représente, est un facteur d’anxiété important ; enfin, la désorganisation des rythmes quotidiens, par exemple le télétravail, la vie familiale avec promiscuité ou la solitude obligée et la disparition des activités habituelles… entraînent des journées atypiques. Ces facteurs de stress peuvent engendrer un sommeil nocturne plus fragmenté et plus déstructuré, à l’origine d’une aggravation de la sensation de somnolence diurne excessive, notamment dans la narcolepsie-cataplexie, et ce alors que le traitement habituel et initialement efficace est correctement utilisé. La seconde possibilité est que la plus grande sédentarité, l’augmentation du recours à des activités considérées comme soporifiques comme le fait de plus regarder la télévision que d’habitude, et la diminution globale des activités que tout le monde connait, puissent contribuer à aggraver la sensation de somnolence la journée. Dans les deux cas, les recommandations concernant la gestion du sommeil et la gestion du stress peuvent être utiles. Garder un rythme de sommeil intéressant est certainement primordial. N’oublions pas également le côté réparateur des siestes dans la narcolepsie et donc privilégier, si cela est possible, des siestes courtes dans de bonnes conditions. Pour l’instant, il n’existe pas dans la littérature internationale de renseignements spécifiques entre la COVID 19 et la narcolepsie. La majorité des médecins spécialistes du sommeil continuent à assurer leurs consultations. Il ne faut donc pas hésiter à téléphoner à votre médecin habituel afin de refaire le point avec lui.


Institut National du Sommeil
et de la Vigilance


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