Sommeil et travail

Le sommeil est commandé par notre horloge biologique, située dans notre cerveau. Grâce à elle, nous sommes actifs le jour et au repos la nuit.

Décaler ses heures de coucher et de lever pour des raisons professionnelles oblige son horloge biologique à s’adapter constamment à la variabilité des signaux extérieurs qui la synchronisent. Elle a sans cesse besoin de se réajuster.

LA SIESTE AU TRAVAIL, UNE ALLIÉE DE VOTRE VIGILANCE

D’après le Baromètre de la conduite responsable 2019 réalisé par Ipsos pour la Fondation VINCI Autoroutes, 15% des actifs ont eu ou failli avoir un accident en raison d’un assoupissement au volant.

Pour tout savoir sur la pratique de la sieste sur votre lieu de travail, découvrez les conseils de Caroline Rome, sophrologue, en vidéo.

Pourquoi ?

En vacances, sur la route ou même au bureau, la sieste est une pratique aux vertus multiples. Plusieurs études ont, en effet, prouvé ses bienfaits sur la mémoire et la concentration. La sieste est également une alliée pour lutter contre le stress, réguler le système cardio-vasculaire et améliorer la réactivité. Enfin, c’est le meilleur moyen de retrouver sa bonne humeur !

En cas de long trajet en voiture, la sieste permet de restaurer la vigilance du conducteur et de diminuer le risque d’accident. Sur la route, paupières lourdes, bâillements, flou visuel, raideurs dans la nuque ou le dos, fourmillements dans les jambes, envie incessante de changer de posture, modification involontaire de la vitesse, petites déviations de la trajectoire du véhicule, sont autant de signes qu’il est temps de s’arrêter pour une pause récupératrice !

Comment ?

Il existe plusieurs types de siestes, à adapter en fonction du contexte et du moment de la journée.

La sieste flash dure moins de 5 minutes et ne présente pas de sommeil réel. C’est un moment de détente qui peut se pratiquer dans les transports ou au bureau. Elle permet d’améliorer la mémoire et l’attention.

La sieste type dure entre 15 et 20 minutes. Elle comporte uniquement du sommeil lent léger. Elle se pratique plutôt en début d’après-midi dans un endroit calme ou lors d’un trajet en voiture, dès les premiers signes de baisse de vigilance du conducteur.

Les réponses de nos experts

La réponse des experts :

Elle se fait en posture assise comme le faisait le peintre Dali, avec une clé tenue entre le pouce et l’index, quand les clés tombent c’est que vous avez basculé.

La minima de la vigilance diurne est entre 13h et 15h, même si vous n’avez pas mangé vous en ressentez le besoin, et c’est en milieu de journée ce qui est bien !
A contrario, la sieste devient nocive à partir de 16h. Il ne faut surtout pas dormir à partir de cette heure-là car vous allez plomber le sommeil de la nuit ! Ou seulement une sieste flash sans sommeil comprise entre 1 à 5 min.

Car en 20 min il n’est pas toujours possible de s’endormir.
Si vous mettez plus de 20 min à vous endormir pour la sieste, c’est que ce n’est pas le bon moment pour vous ou que vous n’en avez pas besoin !

Ne pas lutter contre la somnolence, puisqu’elle est physiologique. La sieste flash est une réponse rapide qui permet de ne pas résister et de réactiver l’éveil en peu de temps, c’est juste vivre la bascule dans le sommeil en dormant très peu ou pas et cela ne prend que de 1 à 5 mn.

Si vous vous en tenez à moins de 20 min normalement vous ne serez pas vaseuse.
Mais l’important est de s’étirer, de souffler amplement et de faire quelques pas pour vous éveiller complètement.

20 min c’est top ! Vous restez en sommeil léger et quand vous en sortez, vous êtes en forme !

TRAVAILLER EN HORAIRES DÉCALÉS IMPACTE LE SOMMEIL

Travailler en horaires décalés oblige notre horloge biologique à s’adapter constamment à la variabilité des signaux extérieurs (lumière et rythmes de vie) qui la synchronisent. Elle a sans cesse besoin de se réajuster.

Comptez un jour d’adaptation nécessaire par heure de décalage. Pendant cette période, une désynchronisation s’installe entre nos rythmes biologiques et ceux de notre environnement, responsable alors de troubles du sommeil, troubles digestifs…

Le temps de sommeil des personnes travaillant en horaires décalés est diminué : en moyenne 1h de sommeil en moins par 24h. Soit une nuit par semaine et près de 50 nuits par an !

Organiser son sommeil avec des horaires décalés

Les personnes travaillant en horaires décalés devraient au moins dormir 7 heures par 24 heures, en 1 ou 2 fois. Pour limiter la dette de sommeil, il est préférable de préserver de longues plages de sommeil, dont une d’au moins 5h d’affilée, quel que soit le moment de la journée.

Le temps de sommeil restant peut être rattrapé par une sieste d’1h30, durée idéale pour récupérer un maximum.

 

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