📊 Les chiffres clés du sommeil en 2026
Bien dormir : un pilier de santé reconnu, mais un état des lieux encore préoccupant
Interrogés sur l’importance respective du sommeil, de l’alimentation et de l’activité physique, 42% des Français placent le fait de « Bien dormir » en tête des piliers importants pour la santé, devant « Bien manger » (38%) et « Bien bouger» (20%).
« La société a longtemps malmené le sommeil, tant sur le plan individuel que collectif. Les résultats de l’enquête témoignent d’une prise de conscience dont nous ne pouvons que nous réjouir »
Dr Isabelle Poirot, présidente de l’INSV
Des nuits plus courtes, partiellement compensées
- La semaine : 6h50 de sommeil vs 7h04 en 2025
- Les jours de repos : 7h48 de sommeil
- environ 1 heure de décalage entre la semaine et le weekend qui souligne une dette de sommeil la semaine et un besoin de récupérer les jours de repos.
- 1/4 des Français dort moins de 6h par nuit en semaine.
- Près de la moitié des personnes interrogées se disent fatiguées au réveil, 62% des moins de 35 ans et 61% des personnes du soir.
- La sieste : reste un comportement fréquent compensatoire. 29% font au moins une sieste sur les jours de travail/études (pendant ≈ 1h en moyenne).
- 38% déclarent souffrir d’au moins un trouble du sommeil.
- L’insomnie figure en tête de ces troubles
- Suivent les troubles du rythme, le syndrome d’apnée du sommeil et le syndrome des jambes sans repos.
Comme chaque année, l’enquête fait apparaître des différences marquées entre hommes et femmes, avec une moindre satisfaction de ces dernières à l’égard de leurs nuits, plus souvent interrompues par des réveils nocturnes que celles des hommes.
La somnolence, signal d'un déficit de sommeil
- 35% des Français sont concernés par l’hypersomnolence
- 25% des conducteurs ont eu un épisode de somnolence au volant sur les 12 derniers mois.
- 43% chez les travailleurs de nuit
- Chez les hyper-somnolents :
- Un sommeil plus court et plus fragmenté (plus de réveils nocturnes) et
- 2× moins de satisfaction vis-à-vis du sommeil que la moyenne.
- Profils les plus touchés :
- 41% des femmes,
- 46% des moins de 35 ans, et
- 61% des travailleurs de nuit.
Les chiffres sur l’hypersomnolence peuvent s’expliquer par les pathologies spécifiques du sommeil, un manque de sommeil ou encore par une dette chronique de sommeil résultant d’un rythme de vie peu satisfaisant. On retrouve en effet davantage de petits dormeurs (<6h/nuit) parmi les 35% de Français déclarant souffrir d’hyper-somnolence.
Dr Isabelle Poirot, présidente de l’INSV
Lumière, bruits, température : l’impact des environnements sur notre sommeil
Le bruit : le premier facteur de dégradation du sommeil pour les Français
Le bruit est aujourd’hui l’un des principaux ennemis du sommeil.
En France, plus d’un tiers
de la population (36 %) déclare être gêné par le bruit la nuit, et près d’un quart affirme être
réveillé par les notifications de son smartphone.
Les nuisances sonores proviennent majoritairement de l’extérieur du logement : conversations ou cris dans la rue, transports, animations nocturnes. Toutefois, l’intérieur des habitations n’est pas épargné, puisque 41 % des nuisances sont liées au voisinage, à la famille ou encore aux appareils domestiques.
La lumière chez soi : des pratiques encore peu favorables au sommeil
- 58% des Français dorment avec leur téléphone allumé près d’eux
- Beaucoup dorment avec une lumière résiduelle : lorsqu’elle est froide, elle est associée à un endormissement plus long (+15 min)
L’exposition à la lumière naturelle, en particulier le matin, permet de « remettre à l’heure » le rythme veille-sommeil et de favoriser un endormissement plus précoce et plus stable le soir. Or, cette exposition fait aujourd’hui largement défaut. L’enquête indique que 71 % des Français passent moins d’une heure par jour à l’extérieur en semaine.
Cette carence est particulièrement marquée chez les femmes, dont près de la moitié passent moins de 30 minutes quotidiennes en plein air. Les jeunes ne compensent pas davantage : près d’un tiers des moins de 25 ans s’aèrent moins de 30 minutes par jour, y compris le week-end.
Température et chaleur : un facteur de plus en plus critique pour le sommeil
- Lors des derniers épisodes de fortes chaleurs, 81% des Français, ont eu un sommeil
perturbé, fortement pour plus d’un quart. - Une température >21°C dans la chambre est associé à un endormissement plus long
(46 min vs 31 min).
5 leviers collectifs pour protéger le sommeil :
✅ Adapter les horaires scolaires, notamment à l’adolescence
✅ Limiter le recours au travail de nuit et mieux encadrer les horaires décalés.
✅ Repenser l’éclairage des logements, écoles, entreprises et espaces publics.
✅ Lutter contre le bruit nocturne, et améliorer l’isolation phonique et thermique des logements.
✅ Intégrer le sommeil dans les politiques de santé publique et de lutte contre les inégalités.
Un bon sommeil se prépare dès le matin ! 😉
Si vous avez des difficultés, parlez-en à un spécialiste du sommeil ou à votre médecin.
Sommeil, rythmes et environnements. Enquête INSV/Fondation VINCI Autoroutes menée par OpinionWay Journée du sommeil 2026.
Mars 2026.
A l’occasion de la 26ème Journée du sommeil, l’ASEF et l’INSV ont conçu ce petit guide, à partir de leur dernière enquête et de données scientifique, qui propose de comprendre ces liens et d’agir concrètement pour retrouver des nuits réparatrices, et retrouver ainsi un équilibre.



